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Politique

Vendredi 16 novembre 2007
Ma petite maman chérie, et vous Joseph, Léon, Ernesto, Hugo et Mao, mes tous petits poissons – rouges évidemment ! – adorés.

Croyez-moi, j'ai essayé de suivre la voie que vous m'aviez tracée. Quand j'ai entendu le mot réforme, comme vous l'aviez déjà fait, mes camarades, en 2006 contre le CPE, en 2005 contre la réforme du bac, en 2004 contre la réforme LMD, en 2003 contre celle de Ferry – enfin comme vous l'aviez toujours fait – j'ai bloqué ma fac.

Avec un peu de retard, je vous l'accorde, la loi ayant été adoptée au mois de juillet, mais que voulez-vous l'arrière saison étant tellement plus agréable sur la côte, j'ai prolongé mes vacances.

Aujourd'hui, je sais que je vais mourir. Oh non ! Ce n'est pas des CRS que j'ai peur. Cela fait bien longtemps que j'ai appris à aimer l'odeur des gaz lacrymogènes. Ils ont l'avantage de couvrir les odeurs.

C'est la loi LRU qui va me tuer !

Avec cette loi, les présidents d'universités auront la responsabilité de l'entretien des bâtiments. Certains n'hésiteront pas à les repeindre. Tu sais, toi ma petite maman chérie, comme l'air me manque à chaque fois que j'entre dans une pièce propre.

Si les facs sont rénovées et nettoyées, où vais-je pouvoir me cacher ?
C'est sûr, je vais mourir !

Plus dangereux encore. La loi va permettre aux universités de créer des bureaux des stages et une aide à l'insertion professionnelle.

C'est sûr, ils veulent que l'on trouve du boulot …

Mon petit papa adoré, tu sais, toi, comme mes camarades et moi sommes réfractaires à toute forme de travail.
Il est trop tard, je vais mourir.
Par Godefroy de Bouillon
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Vendredi 23 novembre 2007

1792-2007.jpg

Ils bloquent tout. A tel point que les bloqueurs des facultés ont récemment été bloqués par la gréve SNCF. Ce sont nos fonctionnaires (et nos étudiants, mais ce n'est pas le sujet) qui font ainsi baissé chaque jour et leur image et celle de la France. Mais pourquoi tant de brouhaha ? C'est à cause de la réforme de régimes spéciaux répondra-t-on. Seulement voilà, que l'on soit pour ou contre, les régimes spéciaux me rappellent un vague épisode de l'histoire : les priviléges.
On a retenu des priviliges bon nombre de choses, parfois (souvent ?) des bêtises, parfois des vérités. Celle ci a d'ailleurs souvent souffert. On a ainsi retenus qu'elles étaient l'apanage de la noblesse. C'est faux. Le clergé en possédait, ainsi que le Tiers Etat. Ils étaient divers et variés, très souvent justifiés. Pourquoi ? Il faut ici utiliser le latin (eh oui, le dictionnaire poussiéreux  au dernier étage de la bibliothéque, il sert à quelque chose ...). Privilége vient en effet de privilegium, soit privus lex ( de lex, legis, pour ceux qui serait perdus), ce qui signifie loi, régle (lex) spéciale (privus). Un privilége est donc une loi spéciale, un régime spécial (ce qui me rappelle vaguement quelque chose).
Sous l'Ancien Régime, les priviléges ont été distribués par le roi au grè des besoins. C'était à peu près l'équivalent des éxonération fiscales que l'on fait à l'heure actuelle (du moins, on essaie ...), pour aider certain commerces ou entreprises. Les plus connus sont ceus de la noblesse : ils ne payaient pas d'impôt. C'est assez mal dit. En fait, ils payaient l'impôt du sang : ce sont eux qui dirigeaient l'armée. Leurs éxonérations fiscales sont dûs au double fait qu'ils mourraient pour la France et qu'ils avaient une armée à entretenir. Ce qui se traduisait en contre partie par l'obligation de ne pratiquer aucun commerce (hors financier). On remarquera donc que ces priviléges étaient justifiés. On tenta d'ailleurs de les supprimer quand ils furent devenus. En effet, dans l'aboutissement de la politique de destruction de la féodalité des Capétiens, Louis XIV réduit à rien l'utilité de la noblesse, qui ne conserva bientôt qu'un pouvoir d'influence, de prestige, plus que matérielle. Hélas, oubli, négligeance ou inopportunité , Louis XIV ne mena pas ces réformes, et ce fut Louis XVI qui dus les mener, avec les conséquences que l'on connaît. La noblesse refusa en effet énergiquement de s'y soumettre, ébranlant ainsi le trône. Notons au passage que la révolution française n'aurait peut être jamais eu lieu si cette réforme avait été accomplis en temps et en lieu.
Nous retrouvons cette même idée à l'heure actuelle. Les régimes spéciaux, priviléges puisque nous avons prouvé que c'était la même chose, sont devenus désuets, anachroniques. Leur travail n'est plus aussi fatiguant ni leur vie aussi courte. Leurs régimes spéciaux ont été justifiés, mais ils n'ont maintenant plus de raisons d'être. Alain Juppé en 1995, échoua  à réaliser la réforme. On ne sait ce qu'il en sera de Nicolas Sarkosy en 2007 (on peut par contre le deviner ...). Le combat est d'ailleurs beaucoup plus symbolique que nécessaire, cette réforme ne permettant qu'une économique de quelque centaines de millions. Mais quand on voit ces fonctionnaires qui font gréve (justifiés ou pas, ce n'est pas la question) pour leur retraite, et les marins pécheurs qui se battent, sans embêter que le gouvernement, pour leur survie, quand on voit que des compromis seront accordés au fonctionaire (hypothése envisageable) et que l'on promet aux marins pécheurs des éxonérations fiscales que Bruxelles aura tôt fait de supprimer en raison de la sacrosainte concurence, on se dit que les priviléges ne sont pas là où ils devraient.
Je tirerai donc deux conclusions. D'abord, on peine actuellement à supprimer des priviléges désuets, et on ne peut en accorder des nécessaires, voire salutaire. Ensuite, on voit bien que la nuit du 4 août et la suppression des priviléges est soit une ineptie ou (et ?) une contre vérité, non pas historique, mais réelle. Il y a toujours des priviléges. Les noms changent, les choses restent.

Aubert de P.

 

Par Godefroy de Bouillon
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Vendredi 14 décembre 2007

Ca y est. Ils ont signé le traité de Lisbonne. J'ai déja écris les raisons qui me poussent à rejeter ce traité : sa ressemblance flagrante avec la Constitution Européenne. Celles ci signant la mort de la France, en créant un Etat supranational. Cet Etat existe déja puisque environ 70 % des décisions gouvernementales sont prises à Bruxelles et approuvé ensuite par le Parlement Français (a-t-il seulement le choix ?). C'est en fait un Etat ultralibérale qui est ainsi créé, puisqu'il ne s'occupe que de maintenir l'Etat de droit. Et encore, car il est des domaines où c'est l'Etat de droit qui joue, comme la justice par exemple.
Mais il y a plus scandaleux encore : on se moque ouvertement du peuple français (et hollandais par la même occasion). Monsieur Chirac avait commis la bêtise de vouloir faire passer la Constitution Européenne par référendum. Monsieur Sarkozy est plus intelligent, avec le Parlement, on est plus certain que le traité passe. Bah oui, que peut-il vous refuser ce Parlement, sa majorité est votre parti. On vérifie la célèbre formule : "élection, piège à con ! Si ça servait à quelque chose, on les aurait supprimé". On s'est aperçu que ça servait à quelque chose, on fait passer la pilule avec le Parlement. Normal ! Mais le plus incroyable dans cette histoire, c'est que l'Union Europpéenne continue à se prétendre être une démocratie. Alors que le Conseil des Ministres et la Commission Europpéenne qui ont l'initiative et l'enregistrement des lois (le pouvoir éxécutif et législatif) n'ont soit pas un mandat prévu pour cela (Conseil des Ministres), soit carrément pas de mandat du tout (la Commission Europpéenne. 
Et je me demande ce que Nicolas Sarkozy fait de cette majorité (plus forte que celle qui l'a mené au pouvoir) qui a voté non à la Constitution Européene. Il nous ressert le même met dans un autre plat, et prétend représenter les Français, mais de qui se moque-t-il ?

Aubert de P.

Par Godefroy de Bouillon
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Samedi 15 décembre 2007

Le libéralisme vient de créer une situation économique pour le moins inquiétante, à laquelle les deux courants de pensée économique actuel sont bien en peine de répondre. On a longuement parler aux Etats-Unis et dans le monde de la crise des subprime : des banques ont prêté à des taux d'intérêts élevés à des américains pour qu'ils puissent s'acheter une maison.  Le prêt était élevés car le risque de non remboursement était élevés. Soit. Mais la hausse des taux d'intérêts du prêt à conduit à un surrendettement des emprunteurs. Lorsque ceux-ci ne pouvaient plus rembourser leurs prêts, on leur saisissait  leurs maisons. Ce qui est tout à fait acceptable, bien sûr, mais les banques ont perdus de l'argent, des sommes vraisemblablement énorme, car ces banques ont refusé de dire combien. N'ayant plus d'argent, les banques n'ont plus pus s'en prêter ce qui a conduis à paralyser l'économie, car l'argent n'est plus fluide. 
Cette crise pouvait rester limiter et se résoudre par l'injection de liquidité de la part de banque centrale des Etats Unis (la FED). Mais un autre facteur est à prendre en compte dans la crise importante dans laquelle nous ne faisons que rentrer. Nous avons en effet une inflation au niveau mondiale qui est surtout lié à l'augmentation de la demande en matière première des pays émergents. 
Deux résultats de ces deux facteurs : l'argent ne circule pas et il y a une inflation très importante. Or en temps normal, on baisse les taux d'intérêts pour faire circuler la monnaie. Mais cette solution ne marche que lorsque l'offre est trop cher, c'est l'offre qui est à l'origine de la crise. Or ici, c'est la demande qui est à l'origine de la crise, en provoquant une surenchére de la demande. Qui plus est, elle est prête à dépenser des sommes faramineuses pour acheter ses matières premières. Baisser les taux d'intérêts n'auraient donc comme résultat d'accélérer l'inflation. Et on a vus que les monter ne ferait que ralentir l'économie. D'où un énorme dilemne.
Une solution serait possible. Il existe des Etats, tel l'Arabie Saoudite, qui ont de l'argent à ne savoir qu'en faire : les emprunts souverains. Ces emprunts souverain pourraient racheter les banques américaines. Le hic réside dans la fin de cette solution : ces emprunts souverains seraient propriétaire de ces banques, et les américains ne seraient plus mettre d'une grande partie de leur économie.
La FED et la BCE se sont concertés : ils vont baisser les taux. Ce qui devraient favoriser la liquidation du marché. Mais, comme on l'a vu plus haut, c'est la demande qui provoque l'inflation. On ne fera donc que favoriser une inflation déja grandissante. 
Personnellement (mon idée vaut ce qu'elle vaut), je pense personnellement qu'il faut augmenter de manière importante les taux d'intérêts de manière  à faire baisser la demande et à favoriser l'épargne, ce qui injecterait des liquidités dans les banques, lesquels en ont besoin. La limite de cette solution est que, même si il ne dure que le temps de rééquilibrer le marché, elle provoque un ralentissement important (proportionelle à la hausse des taux d'intérêts) de l'économie, ce qui ne serait pas forcément une bonne chose. Une chose est sûr, nous entrons dans une crise économique importante.

Aubert de P.

Par Godefroy de Bouillon
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Mardi 8 janvier 2008

Depuis de nombreuses années, une valeur phare est affiché par ceux qui se disent démocrate : la tolérance. Il faut tolérer la différence, tolérer la violence, tolérer, tolérer, tolérer, tolérer, c'est un mot que l'on entend souvent, qu'il soit utilisé à tort ou à raison. Nous remarquerons au passage que c'est une tolérance à deux vitesses, car elle ne s'applique plus quand elle dérange ceux qui l'utilise. Ainsi, il faut etre tolérant envers ces "jeunes" qui font de vagues émeutes dans les banlieues, mais par contre, on aura aucune tolérance pour ceux que l'on nomme racistes, fascistes, et ceataera. Pas de liberté pour les ennemis de la liberté.
Je ne vais pas faire ici l'apologie du racisme, du fascisme et d'autres idéologies qui sont avérés comme dangereuse. Il s'agit plutot de remettre les choses à leur place. En effet, la tolérance est une valeur ambigue qui condamne sans vraiment condamner, ou plutot qui permet sans autoriser. C'est une valeur laxiste : on laisse courir. Elle ne suggére aucune limite. C'est bien là le danger, dont ce sont aperçu tout ceux qui l'utilise, sans pour autant la supprimer, ce qui fait la preuve d'une hypocrisie assez importante.
La tolérance est issue de deux valeurs chrétiennes : la charité et le respect. C'est celle-là que je défens en condamnant la tolérance. La tolérance est en effet de la charité. Mais une charité devenue folle, qui ne tient aucun compte de la réalité. La vérité sans la charité est un fruit amer, la charité sans la vérité est un fruit pourri. La charité sans la vérité, c'est la tolérance. Elle veut etre charitable, mais oublie cette limite qui est la vérité. On tombe alors dans le faux, l'hypocrisie. Tolérer pour faire plaisir. Mais tot ou tard, la vérité refait surface. Et meme si elle ne refait pas surface, la vérité est pour moi une valeur que je défends et souffre peu qu'on l'écorche.
La tolérance est aussi issue du respect. Mais là encore, c'est un respect sans borne. Le respect a ses limites. Ce point là montre bien toute l'absurdité de la tolérance. Allez vous tolérer quelque chose qui est tout à fait faux ? Allez vous tolérer que l'on vous crache à la figure ? La tolérance ne connait pas de limite. Le respect commence à partir du moment où il est réciproque. La tolérance ne sous-entend aucun réciprocité. Elle ne sous-entend meme pas une acceptation, c'est pourquoi je dis que c'est une valeur hypocrite.
Soyez respectueux, soyez charitable. Mais ne soyez pas tolérant, vous ne savez pas où cela vous méne, et ce serait hypocrite. On objectera que je joue sur les mots. Mais les mots veulent dire ce qu'ils veulent dire. C'est en modifiant le sens des mots que l'on crée des confusions. 

Aubert de P.

Par Godefroy de Bouillon
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Samedi 12 janvier 2008

Depuis quelques jours, la DST (service de contre-espionnage français) est sur les dents. Les réseaux terroristes affirment en effet que la France devient une cible de première importance pour les réseaux terroristes. Ce qui a conduit, par exemple, à l'arrêt du Paris-Dakar pour des raisons de sécurité, après l'attentat de quelques Français. Ces attentats visaient la France. Un message d'al-Qaida menaçait notamment de frapper des Français sur place. Il a été intercepté par les services secrets qui avaient placé sur écoute des groupes de la mouvance islamiste radicale en zone sahélienne.
Le Site Intelligence Group, un centre américain spécialisé dans la surveillance des communications du réseau d'Oussama Ben Laden, a rendu publiques les dernières menaces contre Paris proférées sur les forums de discussion d'al-Ekhlaas.
Ce site n'a rien de confidentiel. Les internautes les plus farfelus peuvent y croiser les pires fanatiques. D'où l'intérêt qu'il suscite dans le petit monde du renseignement. Al-Ekhlass a déjà servi à al-Qaida, mais aussi aux groupes islamistes radicaux d'Irak, de Somalie et d'Afghanistan, pour la diffusion de communiqués, de vidéos et de messages sonores. L'authenticité de ces documents a, en tout cas, été maintes fois confirmée.
Le message qui a mis en émoi Paris s'adresse donc aux «Moudjahidins, notamment ceux de la branche d'al-Qaida au Maghreb islamique». Il est l'œuvre d'un internaute répondant au pseudo de Mourabit Mouwahed (le combattant de l'unité). Son objectit serait Paris (particulièrement le quartier de la défense) ainsi que le président Nicolas Sarkozy.

L'interwiew de Louis Caprioli, ancien chef de la DST, par Le Figaro est aussi intéressant sur ce point. On y apprend que la montée des menaces terroristes sur la France à trois causes. Premièrement, les terroristes s'appuient sur une organisation terroriste algérienne ayant fait ses preuves en 2007. Ensuite, les discours islamistes radicaux attaquent sans cesse la France . Et enfin, la coopération franco-algérienne a permis le démantélement de plusieurs réseaux.
De plus,  le mois dernier, un réseau logistique a été démantelé par la DST. Pour la première fois depuis 1998, on découvrait un réseau exclusivement dédié aux maquis algériens. Ces dernières années, ces islamistes s'étaient éloignés de l'Algérie pour se tourner vers le djihad afghan. Ils sont visiblement revenus à leurs premières amours et à leur haine de la France.

Voilà une raison de plus, si besoin s'en fallait, de se méfier du l'islamisme radical et terroriste.

Aubert de P.

Source :  Louis Caprioli : " la situation actuelle nous renvoie à 1995" 10/01/2008, le Figaro
              Menaces islamiques : la DST sur le qui-vive 11/01/2008, Jean Marc Leclerc, Le Figaro

Par Godefroy de Bouillon
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Dimanche 27 janvier 2008

La presse écrite utilise des faits pour délivrer une opinion sur l'euthanasie. Nous analyserons les différentes manières qu'elle utilise pour appuyer tel ou tel opinion, pour déprécier tel ou tel argument.

Cela passe évidemment par la narration d'un "fait divers". Le choix de ce fait divers n'est pas toujours neutre. Pourquoi mettre en effet un article relatant l'euthanasie d'un tétraplégique plutôt qu'un autre racontant la dureté de la vie d'un SDF ? Bien sûr, si une affaire de l'ampleur de celle de Vincent Humbert monte sur la scéne médiatique, tous les journaux seront obligé d'en parler. Mais cela n'empéche pas de faire le choix de relater ou non un "petit" euthanasie qui a eu lieu, suivant s'il va ou pas dans la position du journal sur ce sujet. Ainsi, un article du Figaro (1) fait état de la présence sur l'Internet de deux manifestes, l'un pour l'euthanasie, et l'autre contre sa légalisation. La journaliste, en bonne analyste, met en relation deux faits liés (l'un est fait en réaction de l'autre) avec un troisième fait : un procés ayant lieu en Dordogne. Selon elle, la publication de ces manifestes est de faire pression sur le procés. Elle précise ensuite dans une phrase un fait, appuyant de manière efficace son point de vue : "dans un contexte particulier, puisque la compagne du fils de la malade était la soeur du médecin qui a prescrit l'injection ... " - Notons au passage les points de supension qui font tenir le sous-entendus -
Le choix du "dire ou ne pas dire" se retrouve parfois à travers l'énoncé des faits eux-mêmes. Ainsi dans le procés cité plus haut. Il s'agit d'un docteur  et d'une infirmière ayant euthanasié une femme de 65 ans en phase terminale avec une injection de chlorure de potassium. Comme nous l'avons dis précédemment, un premier manifeste pour l'euthanasie avait précédé un deuxième manifeste contre l'euthanasie, probablement tout deux pour faire pression sur le procés. L'article du Figaro cité plus haut précise qu'il y a deux manifestes. Or, Le Point (2) relatant l'euthanasie, le procés, le verdict, et le manifeste, ne précise que de façon flou qu'il y a eu un contre manifeste : "Tout au long du procés, précédé par un appel public de 2134 soignants en ce sens, les partisans d'une telle réforme ont affronté sur fond de campagne présidentielle les adversaires de l'euthanasie". - Notons au passage le nombre de signataire noté en chiffres pour attirer l'attention - . Nous trouvons de plus un article de La Provence (3), publié le même jour que l'article précité du Figaro, qui met lui aussi en relation le manifeste avec le procés de Périgueux. Lui aussi insiste de la même manière que La Provence sur le chiffre de signataire. ll ne précise par contre à aucun moment qu'il y a eu un contre manifeste. A travers l'exemple des ces trois articles, nous pouvons affirmer qu'un choix est fait pour appuyer une argumentation ou une prise de position à travers la narration d'un fait.

Aubert de P.

1 Martine Perez, 9/03/2007
2 16/03/2007
3 Catherine Estéve 9/03/2007

Par Godefroy de Bouillon
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Lundi 11 février 2008

Un grand fléau de notre XXI siècle est l'individualisme toujours plus croissant. Plusieurs facteur sont généralement mis en avant. C'est ainsi que je mettrai ici en cause les deux grande idéologies des deux siècles derniers  : le libéralisme et le socialisme.
Je juge en premier lieu le libéralisme responsable en partie de l'individualisme. Une des théories fondamentales d'Adam Smith est de dire que l'homme chercher naturellement son profit. Ce qui conduirait à un équilibre du marché, les acteurs s'autorégulant suivant la recherche de leur propre profit. La question est ici de savoir si ce postulat est vrai. Dans une certaine mesure, oui. Mais l'homme ne cherche pas uniquement son intérêt, il fait parfois des actes gratuits. Il semblerait que ce soit le libéralisme qui pousse l'homme à chercher toujours plus son intérêt, et non l'homme cherchant toujours son intérêt qui pousse au libéralisme. On observe en effet dans les pays libéraux un individualisme qui va croissant contrairement aux pays dis primitifs, qui ne fonctionne ni sur une économie libérale ni sur une économie socialiste. Ce qui pousse à conclure que le le libéralisme est un facteur important.
Je juge en second lieu le socialisme tout aussi responsable de l'individualisme. C'est ici par une voie de conséquence plus rapide. Une des applications du socialisme est l'intervention très fréquente voire permanente de l'Etat dans l'économie. Cela déresponsabilise l'individu qui a désormais l'excuse que l'Etat s'occupe de tout, que s'il y a une faute, elle vient de l'Etat, que s'il y a un problème, il sera réglé par l'Etat. Même si cet état d'esprit n'est pas forcément conscient, il n'en est pas moins plus ou moins réelle. Par ce biais, l'individu se recentre sur lui même, ce qui conduit à l'individualisme.
Ce qui nous permet de penser, à tort ou à raison (mais plutôt à raison), que le libéralisme et le socialisme sont en partie responsable de l'individualisme.

Aubert de P.

Par Godefroy de Bouillon
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Samedi 16 février 2008

Le petit Jérome avait un bon niveau à la sortie de ses écoles, c'était un bosseur, un besogneux. Du middle office, il a été promu en 2005 au Front Office, avec un fixe inchangé, qui ne correspondait certainement pas à ceux des craques en diplômes, du même niveau.
Mais Jérome a marché à la carotte, 300 000 € de primes annuelles visées, pour 100 000 € de fixe ! 
Cela a bien fonctionné en 2006 et 2007, (1.5 milliards de gains !), jusqu'au 17 octobre 2007, où tous les indices de la planéte ont faits leurs plus hauts.
La dégradation est intervenue en Novembre, quand la Fed, lasse sans doute des critiques des autres, de la BCE en particulier et d'un Trichet qui risque de se retrouver lui aussi sur la sellette, n'a rien fait, le plan mis en place vendredi 18 janvier 2008 par les USA, devait l'être en novembre 2007.
Patatras, les compteurs se sont affolés, et tant que le petit Jérome tenait ses positions, les contrôleurs de la Soc-Gen n'ont rien vu (c'est facile de ne rien voir). On connaît, en petite partie, la suite, on voudrait nous cacher la grosse.
Ainsi les banques paient et poussent des centaines de brokers à faire la guerre des finances, sur les indices, les trackers ... Il n'y a pas qu'à la Soc-Gen, mais la Soc-Gen est en pointe, voir son site
http://www.clickoptions.com, accélarateur de performances ! 

Justement, où est après l'argent perdu ??

Quelques autres banques l'ont encaissé, et c'est ce qui augmente le scandale, car cet argent gagné dans un mauvais jeu, mal acquis, devrait être rendu, entre gens de bonne foi, les erreurs se réparent par la vraie volonté, argent mal acquis ne profite pas ...
Si ces grandes banques avaient une éthique, une morale, ils devraient annuler la partie, ce qui n'empêche pas que Jérome doit être sanctionné en proportion de son dérapage personnel, si quelqu'un peut et veut déterminer cette part personnelle.

Jérome se reconnaît coupable, mais sa hiérarchie pas responsable.

C'est le délire au pays de Machiavel, car les responsables hiérarchiques d'un coupable, sont eux-mêmes coupables et auraient dû traiter le problème en interne et ne pas distiller leurs propres carences, pour les dissimuler, croyant les noyer, en accusant à outrance un lampiste, un homme honnête en lui même, alors que Soc-Gen a toléré des dépassements ... Qui ont pris des proportions.
Donc il ne s'agit pas de faire sauter la Soc-Gen en tant que que telle, mais Bouton et ses 12 apôtres qui nous maltraitent en nous supposant tous des gogos, doivent quitter immédiatement les lieux, et les deux douzaines de cadres qui suivent doivent être passés au peigne fin.

La banque de France doit mettre sous curatelle la Soc-Gen.

Le plus cocasse c'est que la Soc-Gen attend une augmentation de capital de deux banques américaines, ces Amériques que l'on a tant vilipendé pour les Subprimes, qui ont servis d'épouvantail pour assommer les marchés des actions.
Il est fort ce Bouton : pot au rose découvert samedi 18, licenciement dimanche 20, solde les postions 21-22 (sans faire de dégât dixit), le 23 affirme que tout va bien à la Soc-Gen, que les actionnaires ne perdent pas d'argent (quid du dividende de 5.30 € ?), et le jeudi 24, ses directeurs régionaux appelaient les principaux clients pour leur annoncer l'arrivée de deux banques américaines, noms à l'appui !
Il serait bien de vérifier que ceux qui vont réinjecter 5 milliards d'euros ne soient pas les mêmes qui les ont gagné quand la Soc-Gen les a perdus !
Oui, c'est du délire au pays de Machiavel, et comme il en est ainsi dans toutes les banques, la Soc-Gen doit servir d'exemple, à ceux qui seraient tentés de continuer le déréglement continuel du marché des actions, qui sont sous-évalués et ne reflétent plus les performances des entreprises.
Rendez l'argent ; Mrs les PDG des banques soyez de bonne foi, ne profitez pas de la situation, et cessez d'émettre vous-mêmes des recommandations sur le marché des actions afin de manipuler les cours, qui rentrent dans les indices que vous jouez au casino entre vous. Il y a du délit d'initiés en permanence, il faudrait aussi faire le ménage à l'AMF qui ne voit rien, n'entend rien et ne trouve rien (on ne trouve que ce que l'on cherche).
[...]

Trouvé sur Internet

Par Godefroy de Bouillon
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Vendredi 22 février 2008
Avec les événement récents au Kosovo, province soit disant indépendante de Serbie, je conseille à tous ceux qui veulent se donner une idée de la force et de l'influence des Etats-Unis. Je donne donc pour commencer cette article de l'AFP, qui sera relativement neutre.

BELGRADE (AFP) — La tension est montée d'un cran après de violentes émeutes à Belgrade, vivement condamnées par les Occidentaux, qui ont fait un mort et une centaine de blessés après un rassemblement de masse contre l'indépendance du Kosovo.
Allié indéfectible de Belgrade dans son opposition à l'indépendance de la province, le président russe Vladimir Poutine a averti vendredi que cette indépendance créait un "précédent horrible", qui va revenir "dans la gueule" des Occidentaux et aura des "conséquences imprévisibles".
Jeudi, 150.000 personnes s'étaient rassemblées à Belgrade pour protester contre l'indépendance de la province à majorité albanaise, proclamée dimanche dernier par le Parlement kosovar. La manifestation a dégénéré en émeutes, dont la cible principale a été l'ambassade des Etats-Unis, partiellement incendiée.
L'ambassade, où un corps carbonisé a été retrouvé, a décidé vendredi de réduire ses effectifs et ordonné au personnel non-essentiel de quitter la Serbie.
L'ambassadeur Cameron Munter et d'autres membres importants de l'ambassade resteront à Belgrade, a précisé une porte-parole, Rian Harris. "Nous ne sommes pas convaincus que les autorités serbes peuvent assurer la sécurité de nos employés", a-t-elle dit.
L'ambassade avait indiqué dès jeudi soir que le corps, qui n'a pas encore été identifié, n'était pas celui d'un de ses membres.
Selon la police, les émeutes ont fait également 130 blessés dont 52 policiers, tandis que 192 personnes ont été appréhendées.
Le président Boris Tadic, qui n'avait pas assisté au rassemblement en raison d'une visite en Roumanie, un des pays qui a refusé de reconnaître le nouvel Etat kosovar, a convoqué une réunion du Conseil de sécurité nationale dans un communiqué qui n'a précisé ni la date, ni l'heure de la réunion.
Le Premier ministre nationaliste, Vojislav Kostunica, n'a condamné les violences que vendredi en milieu de journée, estimant qu'elles nuisaient surtout aux efforts de son pays pour s'opposer à l'indépendance du Kosovo.
Des émeutiers ont provoqué un incendie à l'ambassade américaine, puis s'en sont pris à d'autres missions diplomatiques, à des restaurants, des banques et des magasins qui ont été pillés.
L'ambassade d'Allemagne, l'une des missions attaquées, était fermée vendredi.

Les Etats-Unis et l'Union européenne ont rapidement condamné les violences, comme le Conseil de sécurité de l'ONU qui a rappelé le principe de l'inviolabilité des missions diplomatiques.
Mais le problème de l'indépendance du Kosovo a tendu les relations entre les Occidentaux et la Russie, qui a rejeté sur les pays ayant reconnu l'indépendance la responsabilité des émeutes.
"Le précédent du Kosovo est un précédent horrible. De facto, il fait voler en éclats tout le système des relations internationales existant pas seulement depuis plusieurs dizaines d'années, mais depuis des centaines d'années", a affirmé vendredi Vladimir Poutine.
Evoquant les pays qui ont reconnu l'indépendance, il a estimé que cette situation aurait des "conséquences imprévisibles".
Washington avait qualifié plus tôt de "cynique" l'attitude de Moscou. "Ils (les Russes) ne sont pas au Kosovo, ils ne font rien pour aider les Kosovars. Ils restent donc en retrait et ils sont généralement peu coopératifs", a dit le numéro trois du département d'Etat, Nicholas Burns.
Le diplomate en chef de l'Union européenne, Javier Solana, a de son côté averti que le climat de violence en Serbie empêchait la reprise des négociations de rapprochement avec Belgrade.
La colère serbe contre l'indépendance du Kosovo a également tendu l'atmosphère dans les Balkans, les Serbes bosniaques proclamant qu'ils avaient le droit, à terme, de faire sécession, si l'ONU et une majorité des pays de l'UE reconnaissaient l'indépendance du Kosovo.
Au Monténégro, devenu indépendant de la Serbie en juin 2006, plus de 10.000 personnes ont manifesté vendredi à Podgorica, à l'appel des partis de l'opposition pro-serbe, contre l'indépendance du Kosovo.
Des hommes politiques serbes se sont interrogé sur la réaction tardive de la police lors des émeutes de jeudi, alors que la sécurité n'avait pas été renforcée près des ambassades occidentales même si elles avaient déjà été la cible d'émeutiers.
Belgrade considère les Occidentaux, Etats-Unis et UE en tête, comme les instigateurs de l'indépendance kosovare.

Par Godefroy de Bouillon
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