Présentation

Mercredi 19 mars 2008

On a beaucoup parlé des élections municipales. Victoire de la gauche, mis à part quelques fiefs, votes sanctions contre l'UMP, etc ... Mon point de vue pourrait être faussé par la victoire de Jean-Claude Gaudin (que j'applaudis à deux mains) dans ma ville. Cependant, la lecture de tous les journaux et des statistiques, fait apparaître une victoire assez importante de la gauche sur l'ensemble du territoire français. Elle gagne en effet deux points par rapport aux précédentes élections présidentielles. Cependant, cet avance de la gauche ne signifie pas pour autant un recul de la droite qui garde les mêmes résultats que les élections précédentes. Ce qui signifie un recul des communistes.
Je proposerai ici mon point de vue sur les élections municipales. Royaliste, je ne suis pas pour autant opposé à toutes les formes de votes. Il se trouve que j'approuve les élections municipales. Je m'explique. Je suis opposé aux élections présidentielles car je jugent que les Français ne peuvent pas se rendre compte de la portée d'une politique sur un si grand territoire. Ils ressentent mal leurs effets et ne voient pas au long terme. Au contraire, sur un territoire plus restreint comme une municipalité, les citoyens sont plus au courant de la vie de la cité car elle les concerne directement. Ils sont donc à même de juger la politique d'un maire. Plus la mairie est petite plus cela est vrai.
C'est pourquoi je hurle lorsque l'on veut politiser le conflit. On ne retrouve plus le clivage droite/gauche dans les élections municipales, du moins ne doit-on pas le trouver. En effet, un maire communiste ou d'extrême droite peut être aussi bon qu'un maire UMP ou PS. La preuve étant que, malgré le recul du communisme dans les élections présidentielles, les communistes conservent plusieurs mairies de moyennes importance. Même remarque pour le FN. 
Mais on a politisé ces élections. Cette politisation est inévitable, à cause des citoyens qui ne suivent pas la politique de leur ville, ou même de leur pays. Elle réduit donc leur point de vue à choisir entre la droite et la gauche, à sanctionner ou féliciter le président en place. Cette vision occulte bien des enjeux locaux qui ont leur réponse qui varie selon les situations qui font préférer parfois la gauche, parfois la droite. Pour moi, les élections municipales ne doivent pas être un vote de parti, car la réalité local n'est pas la même que la réalité nationale, les enjeux n'étant pas la même. Ne serait-ce que du point de vue du démocrate.

Aubert de P.

Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Politique
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Samedi 15 mars 2008

Remettons les choses à leur place quand à la communion dans la main. C'est pourquoi je publie ici la lettre pastorale accompagnant l'instruction Memoriale Domini sur la façon de distribuer la communion.

Révérendissime
 
1284 – En réponse à la demande présentée par Votre Conférence Épiscopale sur la permission de distribuer la Communion en déposant l'hostie dans la main des fidèles, je suis en mesure de vous transmettre la communication suivante:
Tout en rappelant ce qui fait l'objet de l'Instruction ci-jointe, en date du 29 mai 1969, sur le maintien en vigueur de l'usage traditionnel, le Saint-père a pris en considération les motifs invoqués à l'appui de Votre demande et les résultats du vote qui est intervenu à ce sujet. Il accorde que, sur le territoire de Votre Conférence Épiscopale, chaque Évêque, selon sa prudence et sa conscience, puis­se autoriser dans son diocèse l'introduction du nouveau rite pour distribuer la Communion, à condition que soient évités toute occasion de surprise de la part des fidèles et tout danger d'irrévérence envers l'Eucharistie.
 
1285 – Pour cela, on tiendra compte des normes suivantes:
            1. La nouvelle manière de communier ne devra pas être imposée d'une manière qui exclurait l'usage traditionnel. Il importe notamment que chaque fidèle ait la possibilité de recevoir la Communion sur la langue, là où sera concédé légitimement le nouvel usage et lorsque viendront communier en même temps d'autres personnes qui recevront l'hostie dans la main. En effet, les deux manières de communier peuvent coexister sans difficulté dans la même action liturgique. Cela, pour que personne ne trouve dans le nouveau rite une cause de trouble à sa propre sen­sibilité spirituelle envers l'Eucharistie et pour que ce Sacrement, de sa nature source et cause d'unité, ne devienne pas une occasion de désaccord entre les fidèles.
 
1286 – 2. Le rite de la Communion donnée dans la main du fidèle ne doit pas être appliqué sans discrétion. En effet, puisqu'il s'agit d'une attitude humaine, elle est liée à la sensibilité et à la préparation de celui qui la prend. Il convient donc de t'in­troduire graduellement, en commençant par des groupes et des milieux qualifiés et plus préparés. Il est nécessaire surtout de faire précéder cette introduction par une catéchèse adéquate, afin que les fidèles comprennent exactement la signification du geste et accomplissent celui-ci avec le respect dû au Sacrement. Le résultat de cette catéchèse doit être d'exclure quelque apparence que ce soit de fléchissement dans la conscience de l’Église sur la foi en la présence eucharistique, et aussi quelque danger que ce soit ou simplement apparence de danger de profanation.
 
1287 – 3. La possibilité offerte au fidèle de recevoir dans la main et de porter à la bouche le pain eucharistique ne doit pas lui offrir l'occasion de le considérer comme un pain ordinaire ou une chose sacrée quelconque; elle doit, au contraire, augmenter en lui le sens de sa dignité de membre du Corps Mystique du Christ, dans lequel il est inséré par le Baptême et par la grâce de l'Eucharistie, et aussi accroître sa foi en la grande réalité du Corps et du Sang du Seigneur qu'il touche de ses mains. Son attitude de respect sera proportionnée à ce qu'il accomplit.
 
1288 – 4. Quant à la manière de faire, on pourra suivre les indications de la tradi­tion ancienne, qui mettait en relief la fonction ministérielle du prêtre et du diacre, en faisant déposer l'hostie par ceux-ci dans la main du communiant. On pourra cependant adopter aussi une manière plus simple, en laissant le fidèle prendre direc­tement l'hostie dans le vase sacré. En tout cas, le fidèle devra consommer l'hostie avant de retourner à sa place, et l'assistance du ministre sera soulignée par la for­mule habituelle « Le Corps du Christ », à laquelle le fidèle répondra: « Amen ».
 
1289 – 5. Quelle que soit la forme adoptée, qu'on fasse attention à ne pas laisser tomber ni se disperser des fragments du pain eucharistique, comme aussi à la pro­preté convenable des mains et à la bonne tenue des gestes selon les usages des divers peuples.
 
1290 – 6. Dans le cas de la Communion sous les deux espèces distribuée par intinction, il n'est jamais permis de déposer dans la main du fidèle l'hostie trempée dans le Sang du Seigneur.
 
1291 – 7. Les Évêques qui auront permis l'introduction du nouveau mode de communion sont priés d'envoyer à cette Sacrée Congrégation, d'ici six mois, un rapport sur le résultat de cette concession.
 
Je profite de l'occasion pour Vous exprimer, Révérendissime, mes senti­ments de profonde estime.
 
Benno Card. Gut, Préfet
A. Bugnini, Secrétaire
 
Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Religion
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Vendredi 14 mars 2008
CYRANO (est secoué d'un grand frisson et se leve brusquement

Pas la! non! pas dans ce fauteuil! 

(On veut s'elancer vers lui

-- Ne me soutenez pas! -- Personne! 

(Il va s'adosser a l'arbre

Rien que l'arbre! 

(Silence

Elle vient. Je me sens deja botte de marbre,
--Gante de plomb! 

(Il se raidit

Oh! mais!. . .puisqu'elle est en chemin,
Je l'attendrai debout, 

(Il tire l'epée

et l'epée a la main!

LE BRET

Cyrano!

ROXANE
(defaillante

Cyrano!

Tous reculent epouvantes

  CYRANO

Je crois qu'elle regarde. . .
Qu'elle ose regarder mon nez, cette Camarde 

(Il leve son epée

Que dites-vous?. . .C'est inutile?. . .Je le sais!
Mais on ne se bat pas dans l'espoir du succes!
Non! non! c'est bien plus beau lorsque c'est inutile!
--Qu'est-ce que c'est que tous ceux-la?--Vous êtes mille?
Ah! je vous reconnais, tous mes vieux ennemis!
Le Mensonge ? 

(Il frappe de son epée le vide

Tiens, tiens! -- Ha! ha! les Compromis!
Les Préjugés, les Lâchetés!. . . 

(Il frappe

Que je pactise ?
Jamais, jamais! -- Ah ! te voila, toi, la Sottise!
-- Je sais bien qu'a la fin vous me mettrez à bas;
N'importe je me bats! je me bats! je me bats! 

(Il fait des moulinets immenses et s'arrête haletant

Oui, vous m'arrachez tout, le laurier et la rose!
Arrachez ! Il y a malgré vous quelque chose
Que j'emporte, et ce soir, quand j'entrerai chez Dieu,
Mon salut balaiera largement le seuil bleu,
Quelque chose que sans un pli, sans une tache,
J'emporte malgre vous, 

(Il s'elance l'epée haute

et c'est. . .

L'epée s'echappe de ses mains, il chancelle, tombe dans les bras de Le Bret et de Ragueneau

ROXANE (se penchant sur lui et lui baisant le front)
C'est?. . .

CYRANO (rouvre les yeux, la reconnait et dit en souriant)
Mon panache.

Rideau. 

Cyrano de Bergerac, dernière scéne, par Edmond Rostand

Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Culture
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Dimanche 9 mars 2008

Jeune homme au quartier latin, je fus très intrigué par une inscription sur le mur noir et triste de la prison devant laquelle je passais parfois. Avec une joyeuse inconscience de la propriété des termes, les peintres avaient tracé, au dessus du portail et sur les grands murs sinistres, la devise de la République : " Liberté, Egalité, Fraternité". Le mot liberté me choqua en un tel lieu, et je commençai à formuler des doutes à son égard. Pourtant, il exerce un effet magique sur les esprits qui n'ont pas atteint leur maturité. Au lieu de l'inviter, selon le mot de Dante, à perdre l'espérance en entrant dans ces lieux, on demandait au malheureux criminel de méditer sur l'illusoire promesse de liberté qui l'avait expédié dans cette prison, ainsi que sur les plaisirs de qu'il allait connaître dans l'étroite liberté de sa cellule. Je suis certain qu'il n'y avait là aucune intention ironique. On est si habitué à ce mot qu'on ne voit pas pourquoi il ne servirait pas à orner le mur d'une prison. Les "immortels principes de 89" sont excellents dans les péroraisons ; ils n'ont jamais été mis en pratique - Ils ne peuvent pas l'être. Le chimiste Lavoisier, le poété Chénier, l'homme d'Etat Malesherbes, le philosophe Condorcet, pour ne pas oparler des politiciens et de la racaille de la république, purent lire sur leur mandat d'arrêt le mot magnifiquement inscris de Liberté. Lavoisier manda quelques jours de survie pour terminer sa dernière grande expérience. Ainsi que le sait chaque écolier, il reçut l' "immortelle" réponse que la République n'avait besoin ni de savants ni de chimistes. Le vrai symbole de la Liberté, c'est la guillotine, et je voudrais qu'à l'entrée du port de de New York, à la place de la déesse à la torche, on mît l'échafaux où ont fini toutes les revendications humains au nom de la Liberté.

Sisley Huddleston

Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Politique
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Samedi 8 mars 2008

L'espérance est l'attente confiante dans la réalisation de quelque chose. Pour les catholiques, c'est une vertu théologale, donc très importante, qui est l'attente confiante du Ciel. Cette attente confiante est ce qui donne un sens à notre vie. Toute notre vie doit être guidé par elle. Pour les catholiques, elle est guidée par elle. Ce qui justifie et donne un sens aux efforts que nous faisons, à l'idéal catholique que nous avons, à nos actes chrétiens, c'est l'espérance du paradis. 
Sans l'espérance du paradis, notre vie n'a aucun sens. C'est ce qu'avais bien compris les existentialistes. Ils considéraient que la vie était absurde car ils étaient persuadés que Dieu n'existe pas. Or, si Dieu n'existe pas, le paradis non plus. Par conséquent, ce postulat sous-entend forcément que notre vie n'a aucun sens, puisqu'elle est vouée au néant. Cette conclusion débouche soit sur un hédonisme forcené, qui veut profiter pleinement de la vie, soit sur un cynisme incroyable. Ces deux débouchés ont de grandes chances de finir sur un suicide.
Au contraire, l'espérance du paradis donne un sens à notre vie. Mieux, elle ne nous décevra jamais. Tous les désirs terrestres, ses espérances, lorsqu'ils sont atteint, laisse une joie éphémére. La joie du paradis ne sera pas atteinte lors de notre vie terrestre, ce qui nous permet de jamais être déçu. Et une fois atteinte, la foi catholique nous donne la certitude que nous serons à la plénitude du bonheur.
Les hommes ont besoin de cette espérance supérieur. On retrouve dans toutes la culture européenne ce besoin de regarder plus loin que l'horizon. Ce regard à l'horizon, c'est l'espérance du paradis. Si il perd cette espérance, il devient par conséquent desespéré. Il centre son regard sur lui-même, et finit par s'anéantir.
L'espérance est donc bien une vertu fondamentale, autant pour un catholique que pour n'importe qui sur terre. 

Aubert de P.

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Dimanche 24 février 2008

La foi est espérance. Elle nous offre un avenir. Par conséquent, sans l'espérance, nous ne sommes rien : du rien dans le rien. L'espérance va de paire avec la croyance en Dieu. Croire en Dieu est le début de l'espérance.
Notre espérance doit être paix. La foi est la substance des choses à espérer. Elle nous donne l'espérance. Elle nous indique ce qu'est la vie et où elle est. Elle repose sur la persévérance et surtout dans l'adversité et le fait de ne cacher, ni sa foi, ni son espérance.
L'espérance est ce qui rend notre vie terrestre plus supportable. Les gens ne désirent plus la vie éternelle parce qu'ils se le représentent identique à la vie terrestre. Or l'espérance nous pousse vers la vie éternelle, mais ce sera une vie de bonheur et de satisfaction.
L'espérance doit être collective. Elle est péché si elle détruit l'unité. En effet, si l'âme reste à l'état sauvage, c'est à dire individualiste, aucune structure positive du monde n'est possible.
Les temps modernes ont séparé l'espérance d'un monde meilleur de la foi. Cela a conduit à la foi dans le progrés, qui aurait dû apporter un monde meilleur. Avec le progrés, on serait arrivé à un "paradis terrestre".
 Cela a conduit à l'opposition libéral/communiste, ces derniers se rendant compte de la situation prolétaire. Mais Karl Marx reste matérialiste et empêche ainsi une véritable amélioration. Seul la raison au service de la foi est bonne. L'espérance et la foi ne doivent pas être séparés.
L'espérance dans un monde meilleur doit être sans cesse reconquis. Car elle suppose la liberté, et la liberté est un choix de tous les instants. Ce qui fait que le régne du bien est instable.
Il ne faut pas considérer les institutions humaines comme une fin en elles-mêmes : ainsi de la science et des institutions. En effet, l'homme est racheté par l'amour, et seul Dieu posséde le véritable amour CQFD.
Si nous sommes en relation avec Dieu, alors nous vivons réellement. Le Christ est mort pour nous tous. Vivre avec lui signifie se laisser associer à son "être propre".
Il faut donc pour l'homme une espérance au delà des autres, une espérance supérieur. Cependant la réalisation d'institutions établissant un monde bon, ne le serait pas, car il ne respecterait pas la condition essentiel du bonheur de l'homme : sa liberté.

Lieux d'apprentissages de l'espérance

La prière

La prière est un grand vecteur d'espérance. Elle réveille la conscience, car le dialogue avec Dieu n'est plus une autojustification. Crier fait élargir le désir, la capacité à recevoir de l'amour.

Agir et souffrir

Nous agissons dans l'espérance, par l'espérance. Nous devons toujours garder en vue l'espérance de l'Amour de Dieu, car c'est la seule qui ne nous décevra jamais.
La souffrance demeure présente car elle présente à cause du mal, lequel ne peut être supprimé que par Dieu lui-même. Nous pouvons juste l'endiguer.
A la vue de cet immense amour, avec l'espérance en Dieu, la souffrance se transforme en douceur. Dieu est la lumière qui dissipe les ténèbres.
L'amour ne peut être individuel, car dans ce cas, il s'enferme sur lui-même et disparaît. De la même manière, pour être consolé, la souffrance doit être comprise et accepté.
Souffrir par amour est l'essence de l'humanité.

Le Jugement

L'espérance dans le jugement dernier est la meilleur réponse à l'injustice de ce monde. La révolte face à cette injustice est une preuve du besoin d'éternité de l'homme.
Condamner Dieu à cause des injustices est une erreur. Il est la justice même. Le salut est collectif. En oeuvrant pour le salut des autres, j'oeuvre aussi pour mon salut. Cela prend tout son sens dans la prière pour les âmes du purgatoire : par ma prière, je prends sur moi et efface la faute des âmes.

Marie

Marie est une étoile d'espérance, un phare qui nous guide vers Dieu.

Aubert de P. , résumant l'encyclique de Benoit XVI.

Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Religion
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Samedi 23 février 2008

Quand on a connu tout et le contraire de tout,
Quand on a beaucoup vécu et que l'on est au soir de sa vie,
On est tenté de ne rien dire,
Sachant qu'à chaque génération suffit sa peine ;
Sachant aussi que la recherche, le doute, les remises en cause
Font partie de la noblesse de l'existence.

Pourtant, je ne veux pas me dérober
Et à ce jeune interlocuteur, je répondrai ceci,
En me souvenant de ce qu'écrivait un auteur contemporain :
"Il ne faut pas s'installer dans sa vérité
et vouloir l'asséner comme une certitude,
mais savoir l'offrir en tremblant comme un mystére.".

A mon jeune interlocuteur,
Je dirai donc que nous vivons une époque difficile
Où les bases de ce que l'on appelait la Morale
Et que l'on appelle aujourd'hui l'Ethique,
Sont remises constamment en cause,
En particulier dans les domaines du don de la vie,
De la manipulation de la vie,
De l'interruption de la vie.

Dans ces domaines
De terribles questions nous attendent dans les décennies à venir.
Oui, nous vivons une époque difficile
Où l'indiviidualisme systématique,
Le profit à n'importe quel prix,
Le matérialisme,
L'emportent sur les forces de l'esprit.

Oui, nous vivons une époque difficile
Où il est toujours question de droit et jamais de devoir
Et où la responsabilité qui est l'once de tout destin,
Tend à être occultée.

Mais je dirai à mon jeune interlocuteur que malgré tout cela,
Il faut croire à la grandeur de l'aventure humaine.
La vie est un combat.
Le métier d'homme n'est pas facile.

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui se battent,
Il faut savoir,
Jusqu'au dernier jour,
Jusqu'à la dernière heure,
Rouler son propre rocher.

Il faut savoir
Que rien n'est sûr,
Que rien n'est facile,
Que rien n'est donné,
Que rien n'est gratuit.
Tout se conquiert, tout se mérite.
Si rien n'est sacrifié, rien n'est obtenu.

Je dirai à mon jeune interlocuteur
Que pour ma modeste part,
Je crois que la vie est un don de Dieu,
Et qu'il faut savoir découvrir au-delà de ce qui apparaît comme l'absurdité du monde,
Une signification à notre existence.

Je lui dirai
Qu'il faut savoir trouver à travers les difficultés et les épreuves,
Cette générosité,
Cette noblesse,
Cette miraculeuse et mystérieuse beauté éparse à travers le monde,
Qu'il faut savoir découvrir ces étoiles,
Qui nous guide où nous sommes plongés
Au plus profond de la nuit,
Et le tremblement sacré des choses invisibles.

Je lui dirai que tout homme est une exception,
Qu'il a sa propre dignité
Et qu'il faut respecter cette dignité
Je lui dirai
Qu'envers et contre tous
Il faut croire en son pays et en son avenir.

Enfin, je lui dirai
Que de toutes les vertus,
La plus importante, parce qu'elle est la motrice de toutes les autres
Et qu'elle est nécessaire à l'exercice de toutes les autres
De toutes les vertus,
La plus importante me paraît le courage, les courages
Et surtout celui dont on ne parle pas
Et qui consiste à être fidéle à ses rêves de jeunesse.

Et pratiquer ces courages,
C'est peut-être cela "L'Honneur de vivre".

Hélie de Saint Marc

Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Culture
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Vendredi 22 février 2008
Avec les événement récents au Kosovo, province soit disant indépendante de Serbie, je conseille à tous ceux qui veulent se donner une idée de la force et de l'influence des Etats-Unis. Je donne donc pour commencer cette article de l'AFP, qui sera relativement neutre.

BELGRADE (AFP) — La tension est montée d'un cran après de violentes émeutes à Belgrade, vivement condamnées par les Occidentaux, qui ont fait un mort et une centaine de blessés après un rassemblement de masse contre l'indépendance du Kosovo.
Allié indéfectible de Belgrade dans son opposition à l'indépendance de la province, le président russe Vladimir Poutine a averti vendredi que cette indépendance créait un "précédent horrible", qui va revenir "dans la gueule" des Occidentaux et aura des "conséquences imprévisibles".
Jeudi, 150.000 personnes s'étaient rassemblées à Belgrade pour protester contre l'indépendance de la province à majorité albanaise, proclamée dimanche dernier par le Parlement kosovar. La manifestation a dégénéré en émeutes, dont la cible principale a été l'ambassade des Etats-Unis, partiellement incendiée.
L'ambassade, où un corps carbonisé a été retrouvé, a décidé vendredi de réduire ses effectifs et ordonné au personnel non-essentiel de quitter la Serbie.
L'ambassadeur Cameron Munter et d'autres membres importants de l'ambassade resteront à Belgrade, a précisé une porte-parole, Rian Harris. "Nous ne sommes pas convaincus que les autorités serbes peuvent assurer la sécurité de nos employés", a-t-elle dit.
L'ambassade avait indiqué dès jeudi soir que le corps, qui n'a pas encore été identifié, n'était pas celui d'un de ses membres.
Selon la police, les émeutes ont fait également 130 blessés dont 52 policiers, tandis que 192 personnes ont été appréhendées.
Le président Boris Tadic, qui n'avait pas assisté au rassemblement en raison d'une visite en Roumanie, un des pays qui a refusé de reconnaître le nouvel Etat kosovar, a convoqué une réunion du Conseil de sécurité nationale dans un communiqué qui n'a précisé ni la date, ni l'heure de la réunion.
Le Premier ministre nationaliste, Vojislav Kostunica, n'a condamné les violences que vendredi en milieu de journée, estimant qu'elles nuisaient surtout aux efforts de son pays pour s'opposer à l'indépendance du Kosovo.
Des émeutiers ont provoqué un incendie à l'ambassade américaine, puis s'en sont pris à d'autres missions diplomatiques, à des restaurants, des banques et des magasins qui ont été pillés.
L'ambassade d'Allemagne, l'une des missions attaquées, était fermée vendredi.

Les Etats-Unis et l'Union européenne ont rapidement condamné les violences, comme le Conseil de sécurité de l'ONU qui a rappelé le principe de l'inviolabilité des missions diplomatiques.
Mais le problème de l'indépendance du Kosovo a tendu les relations entre les Occidentaux et la Russie, qui a rejeté sur les pays ayant reconnu l'indépendance la responsabilité des émeutes.
"Le précédent du Kosovo est un précédent horrible. De facto, il fait voler en éclats tout le système des relations internationales existant pas seulement depuis plusieurs dizaines d'années, mais depuis des centaines d'années", a affirmé vendredi Vladimir Poutine.
Evoquant les pays qui ont reconnu l'indépendance, il a estimé que cette situation aurait des "conséquences imprévisibles".
Washington avait qualifié plus tôt de "cynique" l'attitude de Moscou. "Ils (les Russes) ne sont pas au Kosovo, ils ne font rien pour aider les Kosovars. Ils restent donc en retrait et ils sont généralement peu coopératifs", a dit le numéro trois du département d'Etat, Nicholas Burns.
Le diplomate en chef de l'Union européenne, Javier Solana, a de son côté averti que le climat de violence en Serbie empêchait la reprise des négociations de rapprochement avec Belgrade.
La colère serbe contre l'indépendance du Kosovo a également tendu l'atmosphère dans les Balkans, les Serbes bosniaques proclamant qu'ils avaient le droit, à terme, de faire sécession, si l'ONU et une majorité des pays de l'UE reconnaissaient l'indépendance du Kosovo.
Au Monténégro, devenu indépendant de la Serbie en juin 2006, plus de 10.000 personnes ont manifesté vendredi à Podgorica, à l'appel des partis de l'opposition pro-serbe, contre l'indépendance du Kosovo.
Des hommes politiques serbes se sont interrogé sur la réaction tardive de la police lors des émeutes de jeudi, alors que la sécurité n'avait pas été renforcée près des ambassades occidentales même si elles avaient déjà été la cible d'émeutiers.
Belgrade considère les Occidentaux, Etats-Unis et UE en tête, comme les instigateurs de l'indépendance kosovare.

Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Politique
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Samedi 16 février 2008

Le petit Jérome avait un bon niveau à la sortie de ses écoles, c'était un bosseur, un besogneux. Du middle office, il a été promu en 2005 au Front Office, avec un fixe inchangé, qui ne correspondait certainement pas à ceux des craques en diplômes, du même niveau.
Mais Jérome a marché à la carotte, 300 000 € de primes annuelles visées, pour 100 000 € de fixe ! 
Cela a bien fonctionné en 2006 et 2007, (1.5 milliards de gains !), jusqu'au 17 octobre 2007, où tous les indices de la planéte ont faits leurs plus hauts.
La dégradation est intervenue en Novembre, quand la Fed, lasse sans doute des critiques des autres, de la BCE en particulier et d'un Trichet qui risque de se retrouver lui aussi sur la sellette, n'a rien fait, le plan mis en place vendredi 18 janvier 2008 par les USA, devait l'être en novembre 2007.
Patatras, les compteurs se sont affolés, et tant que le petit Jérome tenait ses positions, les contrôleurs de la Soc-Gen n'ont rien vu (c'est facile de ne rien voir). On connaît, en petite partie, la suite, on voudrait nous cacher la grosse.
Ainsi les banques paient et poussent des centaines de brokers à faire la guerre des finances, sur les indices, les trackers ... Il n'y a pas qu'à la Soc-Gen, mais la Soc-Gen est en pointe, voir son site
http://www.clickoptions.com, accélarateur de performances ! 

Justement, où est après l'argent perdu ??

Quelques autres banques l'ont encaissé, et c'est ce qui augmente le scandale, car cet argent gagné dans un mauvais jeu, mal acquis, devrait être rendu, entre gens de bonne foi, les erreurs se réparent par la vraie volonté, argent mal acquis ne profite pas ...
Si ces grandes banques avaient une éthique, une morale, ils devraient annuler la partie, ce qui n'empêche pas que Jérome doit être sanctionné en proportion de son dérapage personnel, si quelqu'un peut et veut déterminer cette part personnelle.

Jérome se reconnaît coupable, mais sa hiérarchie pas responsable.

C'est le délire au pays de Machiavel, car les responsables hiérarchiques d'un coupable, sont eux-mêmes coupables et auraient dû traiter le problème en interne et ne pas distiller leurs propres carences, pour les dissimuler, croyant les noyer, en accusant à outrance un lampiste, un homme honnête en lui même, alors que Soc-Gen a toléré des dépassements ... Qui ont pris des proportions.
Donc il ne s'agit pas de faire sauter la Soc-Gen en tant que que telle, mais Bouton et ses 12 apôtres qui nous maltraitent en nous supposant tous des gogos, doivent quitter immédiatement les lieux, et les deux douzaines de cadres qui suivent doivent être passés au peigne fin.

La banque de France doit mettre sous curatelle la Soc-Gen.

Le plus cocasse c'est que la Soc-Gen attend une augmentation de capital de deux banques américaines, ces Amériques que l'on a tant vilipendé pour les Subprimes, qui ont servis d'épouvantail pour assommer les marchés des actions.
Il est fort ce Bouton : pot au rose découvert samedi 18, licenciement dimanche 20, solde les postions 21-22 (sans faire de dégât dixit), le 23 affirme que tout va bien à la Soc-Gen, que les actionnaires ne perdent pas d'argent (quid du dividende de 5.30 € ?), et le jeudi 24, ses directeurs régionaux appelaient les principaux clients pour leur annoncer l'arrivée de deux banques américaines, noms à l'appui !
Il serait bien de vérifier que ceux qui vont réinjecter 5 milliards d'euros ne soient pas les mêmes qui les ont gagné quand la Soc-Gen les a perdus !
Oui, c'est du délire au pays de Machiavel, et comme il en est ainsi dans toutes les banques, la Soc-Gen doit servir d'exemple, à ceux qui seraient tentés de continuer le déréglement continuel du marché des actions, qui sont sous-évalués et ne reflétent plus les performances des entreprises.
Rendez l'argent ; Mrs les PDG des banques soyez de bonne foi, ne profitez pas de la situation, et cessez d'émettre vous-mêmes des recommandations sur le marché des actions afin de manipuler les cours, qui rentrent dans les indices que vous jouez au casino entre vous. Il y a du délit d'initiés en permanence, il faudrait aussi faire le ménage à l'AMF qui ne voit rien, n'entend rien et ne trouve rien (on ne trouve que ce que l'on cherche).
[...]

Trouvé sur Internet

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Jeudi 14 février 2008

L'on pourrait trouver des insuffisances à ce projet : le maintien d'une assemblée législative centralisée, alors que les maurrassiens souhaiteraient sa disparition au profit d'assemblées locales ou corporatistes, ou encore l'absence de rejet explicite de l'héritage révolutionnaire... Pourtant, n'oublions pas que la monarchie s'inscrit dans le long terme, elle est « la négation du césarisme », populisme éphémère et fondé sur les pulsions de la table rase. Le projet du Prince rendait la parole au pays réel et anéantissait le monopole des machines idéologiques que sont les partis.

En ce sens, cette monarchie nous semble souhaitable, même si elle ne nous semble pas aller assez loin : nul n'a pu prétendre que la monarchie serait le remède miracle qui ranimerait le spirituel dans l'esprit des Français, en finirait avec le cosmopolitisme ou l'immigration, rétablirait le patriotisme, restaurerait l'ordre... Nous ne sommes pas des charlatans qui promettons demain le paradis terrestre. L'expérience tirée de l'histoire nous permet simplement d'affirmer que la monarchie traditionnelle, qui donne la parole au pays réel, est l'outil le plus pertinent pour combattre les idéologies nihilistes, car le peuple, lorsqu'il est libre, sait se défendre. Le roi n'est alors que le rassembleur des Français et l'incarnation de la France dans le cœur des citoyens.

La contre-révolution est un travail de longue haleine, la monarchie seule nous permettra de le mener efficacement car la république est le terreau des idéologies alors que le roi est le socle du concret et du réel. « Après deux siècles de délires dialectiques, de haines mutuelles, la  France peut-elle redécouvrir le pouvoir du cœur ? » demande Xavier Walter. « C'est à cela que le comte de Paris convie ses compatriotes. Le roi est amour. » Et si la monarchie, se faisant aimer des Français, était le prélude nécessaire à un regain de l'amour des Français pour la France et, au final, pour eux-mêmes ? La république, fondée sur la haine du passé, guidée par la monologue idéologique des partis, ne peut conduire qu'à une longue chute nihiliste là où la monarchie, s'incarnant dans une histoire et un héritage, conduit nécessairement à les aimer.

Si le retour de la monarchie ne serait pas suffisant à lui seul, si le retour du roi ne signifierait pas la fin du combat nationaliste et contre-révolutionnaire, il apparaît cependant indispensable... pour que vive la France !

Stéphane Piolenc

Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Royalisme
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