Présentation

Lundi 8 octobre 2007

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Mes dessins comparés avec mes services

Font douter si je suis souverain ou vassal ;

Soit que j'ai entrepris du bien ou du mal,

J'ai toujours rencontré de fidéles complices.

 

Ou le Ciel ou l'Enfer m'ont été si propices,

Qu'on ne sait qui des deux me fit Cardinal

J'ai fait régner le fils, j'ai fait mourir la mère,

Et si j'eusse vécu, j'aurai perdus le frère.

 

Ceux qui m'ont voulus perdre ont sentis ma puissance

Pour dompter l'Espagnol, j'ai ruiné la France

Jugez si j'en étais ou l'ange ou le démon.

Scarron

Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Histoire
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Dimanche 7 octobre 2007

Notre société, toujours pressé, ne prend jamais le temps de vivre. Nous sommes à l'époque où triomphe les fast food, où la bonne cuisine cédent le pas aux surgelés. Le régne de la cuisine industrielle ! Quelle horreur !

Fort de cette constation, j'ai décidé de disserter sur le bonheur de bien manger. Toutes les personnes en ayant profiter ne me contrediront pas sur le plaisir d'une assiette pleine de pâte à la carbonara, où d'une délicieuse viande de mouton servie avec un verre de vin rouge. Car, prendre le temps de bien manger, cela repose, cela vous fait sortir de vos soucis. Le danger est de se cantonner toujours au même menu. Non ! Il faut varier. Passer de la délicate cuisine française, aux glaces italiennes, pour finir avec le couscous arabe. Tout les connaisseurs, parmi l'amateur que je suis, conviendront que plus on va vers le nord, plus la bonne cuisine se fait rare. N'en déplaisent à ceux ci, le génie des anglais, des allemands, des scandinaves, ne réside pas dans la gastronomie. Je préfére, et ne pense pas avoir tort, la cuisine du sud. J'ai le souvenir d'un délicieux restaurant arménien, à Chateau-Gombert. Il était délicieux. C'est un de ces restaurants qui vous servent de la cuisine délicieuse en telle quantité que vous vous êtes régalé et vous n'avez plus faim.

Un des faits que je blâme, en plus de ces horribles fast-food, est le fait d'aller dans un pays sans en gouter les spécialités culinaires. Quel est l'intérêt d'aller à Bruxelles pour manger une ratatouille, à Rome pour manger des frites ? Le tourisme culinaire est une activité des plus intérressante. Cela vous fait découvrir l'âme du pays à travers le goût, le travail de ses habitants à travers les calories et les plantes de la région à travers les ingrédients. Ici on peut comprendre Esaü qui vendi son droit d'aînesse contre un plat de lentille.

C'est pourquoi je me permet de féliciter nos rois pour leur bon goût culinaire, et de blâmer N. S. de ne boire que de l'eau.

Aubert de P.

Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Culture
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Vendredi 5 octobre 2007

 

La Monarchie capétienne,

Un pouvoir modéré

 

[...]

 

Aux XVIII° siècle, absolu n'est nullement péjoratif. Le mot vient de l'adjectif latin absolutus qui veut dire achevé, parfait, tiré du verbe absolvere qui signifie détacher, délier. La monarchie absolue, ce n'est pas la monarchie sans limites, c'est la monarchie sans liens. C'est à dire en système où la souveraineté politique se concentre en un seul homme, qui incarnation de l'État, réunit le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif. Représentant de la légitimité,le roi est au service du royaume. « Nous devons considérer le bien de nos sujets bien plus que le nôtre propre, affirme Louis XIV, puisque nous sommes la tête d'un corps dont ils sont les membres ». Cette métaphore vient de la théorie du corps mystiques, l'Union du Christ et de l'Église qui se trouve chez St Paul. Elle avait été énoncé, au XV° siècle, par Jean de Terrevermeille, juriste qui avait défini la fonction royale et les règles de la succession monarchique. Au XVII° siècle, qui est une époque religieuse, l'idée est toujours vivante. Par la cérémonie du sacre, le roi , souverain par la grâce de Dieu est l'oint du seigneur, le thaumaturge qui guérit les écrouelles. Le sacre ne crée pas la légitimité, il la confirme. Mais cette légitimité fait de doute pour personne.

La monarchie en son temps n'est pas contesté. Quand on étudie, mémoires, journaux intimes ou lettre privés aucun ne mentionne un défaut de liberté, un sentiment d'oppression. Telle mesure du roi peut être source de mécontent, ses ministres peuvent être impopulaire, les grands du royaume peuvent être critiqués, mais la personne du roi, ni le principe de sa fonction n'est remis en cause, même par ceux qui en éprouve les rigueurs. « Le seul et vrai moyen d'éviter en France la guerre civile, estime Pierre Bayle, calviniste exilé, est la puissance absolue su souverain soutenue avec rigueur et armée de toute les forces nécessaires à la faire craindre ». Pasquier Quesnel, janséniste, lui aussi en exil, renchérit:  « On doit regarder le roi comme le ministre de Dieu, lui être soumis et obéir parfaitement. » L'arbitraire supposé de Louis XIV ne gêne donc que les gens qui n'ont pas vécus sous son régner.

Pour entrer dans le palais, il suffit de louer une épée à l'entrée. A condition d'être propre, tout le monde est admis pour dévisager le couple royale. Si le roi avait été un autocrate haï de son peuple, il aurait cent fois l'occasion de se faire assassiner.

Le pouvoir du roi obéit à des règles codifiés. Et si les juristes ont pris le soin de le définir, c'est précisément parce que le roi n'a pas tous les droits. Les bornes de sa puissance sont d'abord inscrites dans la morale communes. Si le roi les violait ostensiblement, le royaume déliait de son devoir pourrait se révolter. La théorie du droit divin renvoie à l'inéluctable instant où chacun sera jugé sur la manière dont il s'est acquitté de sa charge terrestre. Être roi de droit divin, ce n'est pas avoir de compte à rendre à personne: c'est au contraire gouverner en se préparant à comparaître devant le juge suprême. Cela peut faire sourire les hommes du XXI° siècle, cela n'a jamais fait rire Louis XIV ni Louis XV.

Le roi gouverne, mais pas seul: 6 hommes ont rang de ministre: le chancelier, le contrôleur général des finances et quatre secrétaires d'État (guerres, affaires étrangères, marine, maison du roi).Il faut ajouter les hauts fonctionnaires: le surintendant des postes, le directeur général des bâtiments, celui des fortifications, le lieutenant général de la police, les intendants des finances, les 40 fermiers généraux. Le conseil dur roi se compose de 130 personnes. St Simon détestait Louis XIV et pourtant dans ses mémoires, il note pourtant qu'en 54 ans de règne, le roi n'a outrepassé que 6 fois les souhaits de la majorité du conseil.

Le roi détient le pouvoir législatif. Concrètement, cela ne veut pas dire que la loi reflète ses lubies. Le « bon plaisir » est encore un mythe que le latin dissipe. Depuis Charles VII, les lettres patentes des capétiens s'achevaient par l'expression « car tel est notre bon plaisir ». Or le mot plaisir, issu du verbe plasere, traduit non un caprice, mais une volonté réfléchie, un fait délibérée.

Extrait de Historiquement correct de Jean Sévillia

http://www.jeansevillia.com/

Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Royalisme
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Samedi 29 septembre 2007

In nomine Patris, et in Filio, et in Spiritu Sanctu.

Ainsi débute une messe tridentine comme les autres, si tant est qu'une messe puisse être ordinaire. Mais celle du 23 septembre 2007 aura un goût désagréable de déja vu. Il est prévu pour la fin de la messe une déclaration du vicaire général de Marseille, dans l'église de la Très Sainte Trinité, plus connu sous le nom de Paroisse de la Palud. Premier nuage dans un ciel apparemment splendide.

Le glas de la déclaration sonne : "Ite missa est" chante le prêtre. Paradoxalement, les fidéles répondent "Deo gratias" (rendons grâce à Dieu). Puis le salve regina est entonné par l'assemblée. Enfin, le vicaire général s'avance au micro pour faire sa déclaration, représentant de Monseigneur Pontier : suite au mauvais état de santé de l'Abbé Grégoire, curé de cette paroisse, on lui enléve ce "fardeau" pour le confier à Monseigneur Ellul, lequel est chargé de trouver des prêtres pour célébrer la messe selon Jean XXIII. La présente messe sera désormais célébrée à la Paroisse de Saint Charles.

Il convient ici, pour que nos lecteurs puissent comprendre, de faire un bréve historique de ce que je sais sur l'histoire du rite extraordinaire à Marseille, depuis la Paroisse de Saint Joseph. Il y a dix ans, l'évêque de Marseille accepte de faire célébrer une messe selon le rite du Bienheureux Jean XXIII en l'église de Saint Joseph. Les catholiques traditionnels marseillais se firent une joie d'y assister, et bientôt l'église, pourtant grande, fut pleine, et put bientôt s'enorgueillir d'une ribambelle d'enfants de choeur. Au bout d'un an, la jalousie aidant, des bruits infamants circulérent sur le curé de la Paroisse. La société catholique de Marseille s'en émut, et la messe traditionnelle cessa d'être célébré du jour au lendemain. Le message du vicaire général avait d'ailleur été clair : " de toute façon, vous n'avez qu'à aller au Tapis Vert (messe intégriste)". Moi, petit enfant à l'époque, je me souviens très bien de la foule envahissant la sacristie pour essayer de comprendre ou pour protester contre le renvoi de ce pauvre curé. Les diverses manifestations ne servirent de rien. Les fidéles de l'ancienne messe sont alors retournés chez les intégristes, ou ailleurs. Il y en eut même quelques uns, dégoutés de la façon dont on les avait traités qui n'allérent plus à la messe pendant longtemps.

Sept ans plus tard, les mêmes paroissiens obtinrent une nouvelle église et un nouveau prêtre, l'Abbé Grégoire. Dieu sait dans quel condition ! Dans un coin perdu de Marseille, dans un coin d'une maison de retraite, dans une église méritant mieux le nom de chapelle. Enfin, c'était déja cela. Cependant l'Abbé Grégoire devait faire pour célébrer la messe un trajet très conséquent. Au bout d'un certain temps (plus d'un an), on réussit à convaincre Monseigneur Panafieu de nous installer dans la Paroisse de la Palud. Petit à petit, la communauté s'installa, s'agrandit, ramenant des intégristes, ramenant des catholiques non pratiquants. Elle s'organisa dans cette église, apprit à l'apprécier, bref, elle se l'appropria et finit par s'y sentir à l'aise. Malgré le changement d'évêques, la communauté se sentait en sécurité avec le dernier motu proprio de Benoît XVI et croyait naïvement à une longue tranquillité. Hélas, un jour le tonnerra gronda, et vous connaissait la suite.

Vous comprendrez donc aisément le désarroi et la colére des paroissiens à l'annonce de la chose, réalisant qu'une fois de plus, on les brimait, on les "baladait, on leur enlever leur prêtre. Aussitôt, l'un d'entre nous (que je salue pour son excellent discours) se leva pour protester contre cette infamie, et ce d'une manière exemplaire. On peut comprendre que tout les paroissiens ne furent pas comme lui, et en deux minutes tout les messieurs de la paroisse entourait le vicaire général de leurs questions, de leurs remarques, de leurs invectives. Il repartit tête basse, sous le regard furieux et désapprobateur des paroissiens, une fois de plus déçu par l'évêque.

La suite, je ne la connais pas. Elle risque d'être triste. Ce que je sais, c'est qu'on nous a volé notre prêtre injustement, que les sectaires ne sont pas là où on le croit. En effet, aucune brimade ne fut épargnés à nous, et à notre prêtre lequel était bien fatigué, mais fatigué par l'évéché et le traitement qu'il lui infliger.

Ceci n'est pas un réquisitoire contre les progressistes, ni une argumentation lefevriste, mais la plainte d'un catholique qui veut simplement adorer Dieu vivant en tranquillité suivant la manière qu'il juge la meilleur.

Souvenez vous que ce que vous faîtes au plus petit d'entre les miens,

C'est à moi que que vous le ferez



Aubert de P.

Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Religion
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