Présentation

Lundi 11 février 2008

Un grand fléau de notre XXI siècle est l'individualisme toujours plus croissant. Plusieurs facteur sont généralement mis en avant. C'est ainsi que je mettrai ici en cause les deux grande idéologies des deux siècles derniers  : le libéralisme et le socialisme.
Je juge en premier lieu le libéralisme responsable en partie de l'individualisme. Une des théories fondamentales d'Adam Smith est de dire que l'homme chercher naturellement son profit. Ce qui conduirait à un équilibre du marché, les acteurs s'autorégulant suivant la recherche de leur propre profit. La question est ici de savoir si ce postulat est vrai. Dans une certaine mesure, oui. Mais l'homme ne cherche pas uniquement son intérêt, il fait parfois des actes gratuits. Il semblerait que ce soit le libéralisme qui pousse l'homme à chercher toujours plus son intérêt, et non l'homme cherchant toujours son intérêt qui pousse au libéralisme. On observe en effet dans les pays libéraux un individualisme qui va croissant contrairement aux pays dis primitifs, qui ne fonctionne ni sur une économie libérale ni sur une économie socialiste. Ce qui pousse à conclure que le le libéralisme est un facteur important.
Je juge en second lieu le socialisme tout aussi responsable de l'individualisme. C'est ici par une voie de conséquence plus rapide. Une des applications du socialisme est l'intervention très fréquente voire permanente de l'Etat dans l'économie. Cela déresponsabilise l'individu qui a désormais l'excuse que l'Etat s'occupe de tout, que s'il y a une faute, elle vient de l'Etat, que s'il y a un problème, il sera réglé par l'Etat. Même si cet état d'esprit n'est pas forcément conscient, il n'en est pas moins plus ou moins réelle. Par ce biais, l'individu se recentre sur lui même, ce qui conduit à l'individualisme.
Ce qui nous permet de penser, à tort ou à raison (mais plutôt à raison), que le libéralisme et le socialisme sont en partie responsable de l'individualisme.

Aubert de P.

Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 10 février 2008

La mesure de l'humanité se détermine essentiellement dans son rapport à la souffrance et à celui qui souffre. Cela vaut pour chacun comme pour la société. Une société qui ne réussit pas à accepter les souffrants et qui n'est pas capable de contribuer, par la compassion, à faire en sorte que la souffrance soit partagée et portée aussi intérieurement est une société cruelle et inhumaine.

Cependant, la société ne peut accepter les souffrants et les soutenir dans leur souffrance, si chacun n'est pas lui-même capable de cela et, d'autre part, chacun ne peut accepter la souffrance de l'autre si lui-même personnellement ne réussit pas à trouver un sens à la souffrance, un chemin de purification et de maturation, un chemin d'espérance. Accepter l'autre qui souffre signifie, en effet, assumer en quelque manière sa souffrance, de façon qu'elle devienne aussi la mienne. Mais parce que maintenant elle est devenue souffrance partagée, dans laquelle il y a la présence d'un autre,cette souffrance est pénétrée par la lumière de l'amour. La parole latine
con- solatio, consolation, l'exprime de manière très belle, suggérant un être-avec dans la solitude, qui alors n'est plus solitude.

Ou encore la capacité d'accepter la souffrance par amour du bien, de la vérité et de la justice est constitutive de la mesure de l'humanité, parce que si, en définitive, mon bien-être, mon intégrité sont plus importants que la vérité et la justice, alors la domination du plus fort l'emporte; alors règnent la violence et le mensonge. La vérité et la justice doivent être au-dessus de mon confort et de mon intégrité physique, autrement ma vie elle-même devient mensonge. Et enfin, le « oui » à l'amour est aussi source de souffrance, parce que l'amour exige toujours de sortir de mon moi, où je me laisse émonder et blesser. L'amour ne peut nullement exister sans ce renoncement qui m'est aussi douloureux à moi-même, autrement il devient pur égoïsme et, de ce fait, il s'annule lui- même comme tel.

Benoit XVI dans Spe Salvi

Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Religion
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 8 février 2008

[...] L'homme est petit, dit-il, mais il remue le monde. Avez-vous vu parfois la mer, la grande mer en fureur ? Avez-vous vu les vagues hautes jeter follement leur écume à la face voilée du ciel ? Avez-vous entendu cette voix rauque et profonde, plus profonde et plus rauque que la voix du tonnerre lui-même ?  C'est immense, - immense ! rien ne résiste à cela, pas même le granit du rivage, qui s'affaisse de temps en temps, miné par le travail de sape du flot  ; je vous le dis et vous le savez : c'est immense ! Eh bien, il y a une planche qui flotte sur ce gouffre, une planche frêle qui tremble et qui gémit :  sur la planche qu'est-ce ? un être plus frêle encore qui paraît de loin moindre que l'oiseau noir du large, et l'oiseau a ses ailes : un être, un homme. Il ne tremble pas ; je ne sais quelle magique puissance est sous sa faiblesse, elle vient du Ciel, ou de l'Enfer. L'homme a dit (ce nain tout nu, sans serres, sans toison, sans ailes), l'homme a dit : "je veux" ; l'Océan est vaincu. [...]

Paul Féval, dans Le Bossu

Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Culture
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 7 février 2008

d95516a4aace829c86958e4af61cefdc.jpg

L’Europe qui nous est proposée correspond-elle aux vœux des Français et des peuples européens ? Répond-elle, dans son projet, aux aspirations d’une jeunesse en quête de sens ? J’ai beaucoup voyagé, depuis dix ans, en France comme en Europe. Pas comme un homme politique qui brigue un mandat, mais comme un citoyen attentif à la vie de ses compatriotes et soucieux du destin de la France et de ce continent. J’ai pris le temps d’écouter et je sais – parce que nous en avons parlé ensemble – que beaucoup de Français ne comprennent pas où l’on veut les conduire. Cette incompréhension crée de l’inquiétude dans le pays et du désarroi dans la jeunesse. La France ne s’ennuie pas, elle s’inquiète.

Les Français ont tenté de le dire, quand on le leur a permis. En 2005, ils ont refusé, par référendum, le traité constitutionnel qui leur était soumis. Cette fois, ils ne pourront pas se prononcer sur un texte qui reprend pourtant l’essentiel des dispositions qu’ils avaient rejetées. Le traité de Lisbonne prévoit la désignation d’un président de l’Union européenne et celle d’un vice-président chargé des Affaires étrangères. Il étend les compétences de l’Union dans de nombreux domaines, au détriment de celles des États. Il assure la prééminence du droit européen sur les droits des pays. Il confirme l’extension de la règle de la majorité qualifiée. On nous présente un projet politique qui se résume à de l’ingénierie administrative. Même si les références à l’hymne et au drapeau européens ont été gommées dans cette nouvelle version, et bien que le mot n’y figure plus, il s’agit pourtant d’une Constitution, qui s’appliquera au peuple français sans qu’on l’ait consulté – comme souvent, s’agissant de l’Europe. Mais comment rendre espoir aux Français si l’on se défie d’eux ? Comment rendre à la France son rang dans le monde si l’on contraint sa souveraineté par un traité tatillon ? Comment rendre confiance aux jeunes Européens si l’on bâtit une Europe sans âme, dans le mépris de son patrimoine spirituel ?

J’ai 42 ans. J’en avais 13 quand Jean-Paul II est devenu pape. J’appartiens à la génération de ces jeunes qui ont vécu au rythme de ce pape des temps modernes. Nous l’avons vu précipiter la chute de l’Union soviétique, par la force de ses paroles et de son action. Cet empire, que l’on croyait inébranlable, était construit sur une utopie. La bureaucratie qui le gouvernait méprisait les exigences humaines et spirituelles. Elle promettait aux hommes un bonheur matériel qui ne remplacera jamais leurs aspirations profondes. Elle les contraignait à l’adoration d’idoles, qu’ils ont déboulonnées dès qu’ils l’ont pu. L’Union soviétique était fondée sur un mensonge, au moins par omission des racines culturelles des peuples qu’elle a voulu soumettre à ses lois.

Parce que je suis attaché à l’Europe, comme la majorité des jeunes et des gens de ma génération, je souhaite qu’elle soit préservée de cette périlleuse présomption. L’Union ignore trop souvent la culture et les richesses des pays qu’elle veut rassembler. Bien qu’elle ne soit responsable devant personne, la Cour de justice impose aux États sa jurisprudence. Le droit européen consacre le pouvoir d’une technocratie qui veut régler la vie des peuples dans ses moindres détails. Or, le pape actuel, Benoît XVI, l’a rappelé l’an dernier avec force : « On ne peut pas penser construire une vraie maison commune en négligeant l’identité propre des peuples de notre continent ». Et cette identité est « constituée de valeurs que le christianisme a aidé à forger ».

Cette évidence historique n’a pas convaincu les rédacteurs de la charte des droits fondamentaux, annexée au traité. Nulle référence, dans ce texte, aux racines chrétiennes de notre Europe, bien que l’Union se dise « consciente de son patrimoine spirituel et moral » : la formule est assez vague pour autoriser toutes les interprétations. Il suffit, d’ailleurs, de la lire pour le comprendre : l’inspiration de cette charte est foncièrement individualiste. Elle dissout les solidarités et les communautés naturelles, comme le traité soumis au Parlement français dissout les nations européennes. Croit-on vraiment que ce soit ce que souhaitent les jeunes Européens ? Si nous voulons qu’elle résiste aux tempêtes, il nous faudra fonder l’Europe sur quelque chose de plus solide. Non sur l’utopie, mais sur la Vérité. 

Par Jean d’Orléans, Duc de Vendôme

Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Europe
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 27 janvier 2008

La presse écrite utilise des faits pour délivrer une opinion sur l'euthanasie. Nous analyserons les différentes manières qu'elle utilise pour appuyer tel ou tel opinion, pour déprécier tel ou tel argument.

Cela passe évidemment par la narration d'un "fait divers". Le choix de ce fait divers n'est pas toujours neutre. Pourquoi mettre en effet un article relatant l'euthanasie d'un tétraplégique plutôt qu'un autre racontant la dureté de la vie d'un SDF ? Bien sûr, si une affaire de l'ampleur de celle de Vincent Humbert monte sur la scéne médiatique, tous les journaux seront obligé d'en parler. Mais cela n'empéche pas de faire le choix de relater ou non un "petit" euthanasie qui a eu lieu, suivant s'il va ou pas dans la position du journal sur ce sujet. Ainsi, un article du Figaro (1) fait état de la présence sur l'Internet de deux manifestes, l'un pour l'euthanasie, et l'autre contre sa légalisation. La journaliste, en bonne analyste, met en relation deux faits liés (l'un est fait en réaction de l'autre) avec un troisième fait : un procés ayant lieu en Dordogne. Selon elle, la publication de ces manifestes est de faire pression sur le procés. Elle précise ensuite dans une phrase un fait, appuyant de manière efficace son point de vue : "dans un contexte particulier, puisque la compagne du fils de la malade était la soeur du médecin qui a prescrit l'injection ... " - Notons au passage les points de supension qui font tenir le sous-entendus -
Le choix du "dire ou ne pas dire" se retrouve parfois à travers l'énoncé des faits eux-mêmes. Ainsi dans le procés cité plus haut. Il s'agit d'un docteur  et d'une infirmière ayant euthanasié une femme de 65 ans en phase terminale avec une injection de chlorure de potassium. Comme nous l'avons dis précédemment, un premier manifeste pour l'euthanasie avait précédé un deuxième manifeste contre l'euthanasie, probablement tout deux pour faire pression sur le procés. L'article du Figaro cité plus haut précise qu'il y a deux manifestes. Or, Le Point (2) relatant l'euthanasie, le procés, le verdict, et le manifeste, ne précise que de façon flou qu'il y a eu un contre manifeste : "Tout au long du procés, précédé par un appel public de 2134 soignants en ce sens, les partisans d'une telle réforme ont affronté sur fond de campagne présidentielle les adversaires de l'euthanasie". - Notons au passage le nombre de signataire noté en chiffres pour attirer l'attention - . Nous trouvons de plus un article de La Provence (3), publié le même jour que l'article précité du Figaro, qui met lui aussi en relation le manifeste avec le procés de Périgueux. Lui aussi insiste de la même manière que La Provence sur le chiffre de signataire. ll ne précise par contre à aucun moment qu'il y a eu un contre manifeste. A travers l'exemple des ces trois articles, nous pouvons affirmer qu'un choix est fait pour appuyer une argumentation ou une prise de position à travers la narration d'un fait.

Aubert de P.

1 Martine Perez, 9/03/2007
2 16/03/2007
3 Catherine Estéve 9/03/2007

Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 23 janvier 2008

"Pas de liberté pour les ennemis de la liberté". Cette phrase lancée par une révolutionnaire concerne la contre révolution. Elle contient en elle-même la limite de la démocratie. Doit-on donner la liberté à ceux qui sont contre elle ? Doit-on donner la liberté à ceux qui veulent profiter de la démocratie pour la mettre à bas ? La question est d'autant plus difficile que cette notion ne figure que peu ou prou dans la Déclaration des Droits de l'Homme. 

Deux réponses sont possibles. L'une suit cette affirmation. Elle consiste à dénigrer tous les opposants à la liberté, dans le langage du révolutionnaire, tous les opposants à la démocratie. La démocratie s'enferme dans cette phrase.  On est libre, uniquement si on suit le régime, uniquement si on avait avec lui. Voilà qui est commode. On retombe dans le même principe du totalitarisme, qui ne donne la liberté que à ses serviteurs. Mais en plus vicieux. Car on a la liberté que dans la mesure où l'on est sûr que vous ne l'utiliserez pas "à mauvais escient". C'est en quelque sorte un emprisonnement dans la liberté. On est livre quand on est un désert. Mais on ne peut rien y faire. Dans cette affirmation, on est presque libre ...  de ne rien faire. La démocratie accepte de fonctionner uniquement pour les démocrates, de la même manière que le communisme ne voulait fonctionner que pour les communistes, le national socialisme aux nazis.

La deuxième réponse consiste à nier cette formule. Elle est plus logique, car elle suit la lignée de la démocratie. Ell est son acceptation avec ses conséquences. On donne la liberté, même à ses ennemis qui sont en principe détruit par cette liberté ambiante. Dommage que si peu de révolutionnaires français aient été démocrates. Le monde a vus ce que les peuples peuvent choisir quand on leur en donne le choix. C'est ainsi qu'Hitler arriva au pouvoir. Nous dirons plus bas quel est la raison d'un tel égarement. On a liberté de choisir. Mais de choisir quoi, comment et pourquoi ? La liberté de s'autodétruire. La démocratie fait le pari (risqué) que le peuple a toujours raison. Mais il est facile de manipuler des foules. C'est pourquoi elle marche toujours mieux à petite échelle, car les effets d'une politique sont directement visible, et il est difficilement possible de cacher ses effets négatifs. J'en donne pour exemple les mairies, dont les maires sont choisis en fonction du travail et pas du parti, a contrario de l'élection présidentielle. En effet, un bon maire communiste a plus de chance de remporter des municipales, alors que le même n'aura que peu de chances pour une présidentielle.

Le dilemne de la démocratie est poussé à son paroxysme avec le terrorisme, et il est apparru clairement lors de la guerre d'Algérie. Le terrorisme est en effet tel qu'il exige des moyens extraordinaire pour faire parler les suspects, moyen que l'on utilisera pas contre un criminel de droit commun. Elle hésite donc entre faire respecter l'ordre avec les moyens habituels, respectant son principe, moyens qui risque d'être inefficace car le terrorisme est souvent fanatique. Ou alors, elle sort les grands moyens, mais ne respecte pas son principe. En simplifiant, se faire avoir ou être un escroc. 

La question reste à trancher. Il reste qu'une seule personne est toujours plus à même de juger qu'ne foule. Car la foule sent et ne voit pas. Tandis qu'une seule personne sent et voit. Mais pour voir, il faut qu'elle soit détaché de la foule, qu'elle ne subisse pas son influence, sa pression. Voilà qui devrait rappeller quelque chose à quelques uns ...

Aubert de P.

Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Royalisme
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 21 janvier 2008

En commémoration de la mort de Louis XVI, le 21 janvier 1793 à 10 h 22, je publie son testament, précédés de cette citation :
En tuant son roi, la France a commis un suicide.

louis-16-26k-1-.jpg

Testament de Louis XVI

25 décembre 1792

 

Au nom de la très sainte Trinité, du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Aujourd'hui, vingt-cinquième jour de décembre 1792, moi, Louis seizième du nom, Roi de France, étant, depuis plus de quatre mois, enfermé avec ma famille dans la tour du Temple, à Paris, par ceux qui étaient mes sujets, et privé de toute communication quelconque, même, depuis le 11 courant, avec ma famille, de plus, impliqué dans un procès dont il est impossible de prévoir l'issue, à cause des passions des hommes, et dont on ne trouve aucun prétexte ni moyen dans aucune loi existante, n'ayant que Dieu pour témoin de mes pensées, et auquel je puisse m'adresser, je déclare ici, en sa présence, mes dernières volontés, et mes sentiments.

Je laisse mon âme à Dieu, mon créateur, je le prie de la recevoir dans sa miséricorde, de ne la pas juger suivant ses mérites, mais par ceux de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui s'est offert en sacrifice à Dieu son Père, pour nous autres hommes, quelque indignes que nous en fussions, et moi le premier.

Je meurs dans l'union de notre sainte mère l'église catholique, apostolique et romaine, qui tient ses pouvoirs par une succession non interrompue de saint Pierre, auquel Jésus-Christ les avait confiés, je crois fermement et je confesse tout ce qui est contenu dans le Symbole, les Commandements de Dieu et de l'église, les Sacrements et les Mystères, tels que l'église catholique les enseigne et les a toujours enseignés, je n'ai jamais prétendu me rendre juge dans les différentes manières d'expliquer les dogmes qui déchirent l'église de Jésus-Christ, mais je m'en suis rapporté, et je m'en rapporterai toujours, si Dieu m'accorde la vie, aux décisions que les Supérieurs ecclésiastiques, unis à la sainte Eglise catholique, donnent et donneront, conformément à la doctrine de l'église, suivie depuis Jésus-Christ.

Je plains de tout mon coeur nos frères qui peuvent être dans l'erreur, mais je ne prétends les juger, et je ne les aime pas moins tous en Jésus-Christ, suivant ce que la charité chrétienne nous l'enseigne, et je prie Dieu de me pardonner tous mes péchés. J'ai cherché à les connaître scrupuleusement, à les détester, et à m'humilier en sa présence.

Ne pouvant me servir du ministère d'un prêtre catholique, je prie Dieu de recevoir la confession que je lui en eusse faite, et surtout le repentir profond que j'ai d'avoir mis mon nom (quoique cela fut contre la volonté) à des actes qui peuvent être contraires à la discipline et à la croyance de l'église, à laquelle je suis toujours sincèrement uni de coeur.

Je prie Dieu de recevoir la ferme résolution où je suis, s'il m'accorde la vie, de me servir, aussitôt que je le pourrai, du ministère d'un prêtre catholique, pour m'accuser de tous mes péchés, et recevoir le Sacrement de Pénitence.

Je prie tous ceux que je pourrais avoir offensés par inadvertance (car je ne me rappelle pas d'avoir fait sciemment aucune offense à personne), ou à ceux à qui j'aurais pu avoir donné de mauvais exemples ou des scandales, de me pardonner le mal qu'ils croient que je peux leur avoir fait. Je prie tous ceux qui ont de la charité, d'unir leurs prières aux miennes, pour obtenir de Dieu le pardon de mes péchés.

Je pardonne de tout mon coeur à ceux qui se sont fait mes ennemis, sans que je leur en ai donné aucun sujet, et je prie Dieu de leur pardonner, de même qu'à ceux qui, par un faux zèle mal entendu, m'ont fait beaucoup de mal.

Je recommande à Dieu ma femme et mes enfants, ma soeur, mes tantes, mes frères et tous ceux qui me sont attachés par les liens du sang, ou par quelque autre manière que ce puisse être ; je prie Dieu particulièrement de jeter des yeux de miséricorde sur ma femme, mes enfants et ma soeur, qui souffrent depuis longtemps avec moi, de les soutenir par sa grâce, s'ils viennent à me perdre, et tant qu'ils resteront dans ce monde périssable.

Je recommande mes enfants à ma femme : je n'ai jamais douté de sa tendresse maternelle pour eux, je lui recommande surtout d'en faire de bons chrétiens et d'honnêtes gens ; de ne leur faire regarder les grandeurs de ce monde-ci (s'ils sont condamnés à les éprouver), que comme des biens dangereux et périssables, et de tourner leurs regards vers la seule gloire, solide et durable, de l'éternité. Je prie ma soeur de vouloir bien continuer sa tendresse à mes enfants, et de leur tenir lieu de mère, s'ils avaient le malheur de perdre la leur.

Je prie ma femme de me pardonner tous les maux qu'elle souffre pour moi, les chagrins que je pourrais lui avoir donnés dans le cours de notre union, comme elle peut être sûre que je ne garde rien contre elle, si elle croyait avoir quelque chose à se reprocher.

Je recommande bien vivement à mes enfants, après ce qu'ils doivent à Dieu, qui doit marcher avant tout, de rester toujours unis entre eux, soumis et obéissants à leur mère, et reconnaissants de tous les soins et les peines qu'elle se donne pour eux, et en mémoire de moi. Je les prie de regarder ma soeur comme une seconde mère.

Je recommande à mon fils, s'il avait le malheur de devenir Roi, de songer qu'il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, qu'il doit oublier toute haine et tout ressentiment, et nommément tout ce qui a rapport aux malheurs et aux chagrins que j'éprouve, qu'il ne peut faire le bonheur des peuples qu'en régnant suivant les lois, mais, en même temps, qu'un Roi ne peut les faire respecter et faire le bien qui est dans son coeur qu'autant qu'il a l'autorité nécessaire, et qu'autrement, étant lié dans ses opérations, et n'inspirant point de respect, il est plus nuisible qu'utile.

Je recommande à mon fils d'avoir soin de toutes les personnes qui m'étaient attachées, autant que les circonstances où il se trouvera lui en donneront les facultés, de songer que c'est une dette sacrée que j'ai contractée envers les enfants ou les parents de ceux qui ont péri pour moi, et ensuite de ceux qui sont malheureux pour moi. Je sais qu'il y a plusieurs personnes de celles qui m'étaient attachées qui ne se sont pas conduites envers moi comme elles devaient, et qui ont même montré de l'ingratitude, mais je leur pardonne (souvent dans les moments de trouble et d'effervescence on n'est pas maître de soi) ; et je prie mon fils, s'il en trouve l'occasion, de ne songer qu'à leur malheur.

Je voudrais pouvoir témoigner ma reconnaissance à ceux qui m'ont montré un véritable attachement et désintéressé : d'un côté, si j'étais sensiblement touché de l'ingratitude et de la déloyauté de ceux à qui je n'avais jamais témoigné que des bontés, j'ai eu de la consolation à voir l'attachement et l'intérêt gratuit que beaucoup de personnes m'ont montrés, je les prie de recevoir mes remerciements : dans la situation où sont encore les choses, je craindrais de les compromettre si je parlais plus explicitement, mais je recommande spécialement à mon fils de chercher les occasions de pouvoir les reconnaître.

Je croirais calomnier cependant les sentiments de la nation si je ne recommandais ouvertement à mon fils MM. de Chamilly et Hue, que leur véritable attachement pour moi avait portés à s'enfermer dans ce triste séjour, et qui ont pensé en être les malheureuses victimes ; je lui recommande aussi Cléry, des soins duquel j'ai tout lieu de me louer depuis qu'il est avec moi, comme c'est lui qui est resté avec moi jusqu'à la fin, je prie messieurs de la Commune de lui remettre mes hardes, mes livres, ma montre, ma bourse et les autres petits effets qui ont été déposés au conseil de la Commune.

Je pardonne encore très volontiers à ceux qui me gardaient, les mauvais traitements et les gênes dont ils ont cru devoir user envers moi. J'ai trouvé quelques âmes sensibles et compatissantes : que celles-là jouissent, dans leur coeur, de la tranquillité que doit leur donner leur façon de penser.

Je prie MM. Tronchet, de Malesherbes et de Sèze de recevoir ici tous mes remerciements et l'expression de ma sensibilité pour tous les soins et les peines qu'ils se sont donnés pour moi.

Je finis en déclarant devant Dieu, et prêt à paraître devant lui, que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancés contre moi.

Fait en double, à la tour du Temple, le 25 décembre 1792.

Louis.

Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Royalisme
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 20 janvier 2008

Aujourd'hui, 20 janvier, c'est la marche pour la vie à Paris. Ne pouvant y aller, je m'associe toutefois au mouvement en publiant une chanson des frères Martineau :

1 - Je n'vous avais rien demandé
Vous les deux apprentis sorciers
Qui avez joué à faire ma vie
Fragile étoile dans la nuit
Premier instant mon premier jour
Conçu de ce surcroit d'amour
Quand, l'un en l'autre vous donnant
M'avez permis d'etre un enfant
Et mon coeur si chaud si petit
A soudain explosé de vie
Dans ce ventre plein de lumière
Où mon silence s'est fait chair
 
Refrain 1
Je suis le fruit de vos entrailles
A l'aube de mon premier jour
Je suis l'épi de vos semailles
Et le plein chant de vos amours
Je ne suis pas un accident
Je ne suis pas un theorème
Que l'on rejette ou que l'on prend
Je suis le fruit de vos "je t'aime"
 
2 - Et loin des regards indiscrets
Tout doucement je grandissais
C'est tout ce que j'avais à faire
A l'abri des crocs de l'hiver
Je profitais dans mon enceinte
De vos amoureuses etreintes
Que se prodiguent les amants
Dès que monte en eux le printemps
Fort du miel de votre tendresse
Ivre du vin de vos caresses
Comment pouvais-je imaginer
Que sur un gouffre je dansais ?
 
3 - Je ne sais ce qui s'est passé
D'un seul coup tout a chaviré
Elle est venue en blouse blanche
Avec sa loi, avec sa science
La mort, la mort m'a arraché
Ecartelé, déchiqueté
Me précipitant dans l'oubli
Comme une honteuse maladie
Mais moi, pourtant je vous aimais
Je n'venais pas vous déranger
J'voulais juste être votre joie
Vous dire un jour : "Maman ! Papa !"
 
Dernier refrain :
J'étais le fruit de vos entrailles
Et je le resterai toujours
J'étais l'épi de vos semailles
Et le plein chant de vos amours
Et du Royaume des vivants
Ni accident, ni théorème
Je vous offre dès maintenant
Mon pardon et mes "je vous aime"
Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Culture
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 12 janvier 2008

Depuis quelques jours, la DST (service de contre-espionnage français) est sur les dents. Les réseaux terroristes affirment en effet que la France devient une cible de première importance pour les réseaux terroristes. Ce qui a conduit, par exemple, à l'arrêt du Paris-Dakar pour des raisons de sécurité, après l'attentat de quelques Français. Ces attentats visaient la France. Un message d'al-Qaida menaçait notamment de frapper des Français sur place. Il a été intercepté par les services secrets qui avaient placé sur écoute des groupes de la mouvance islamiste radicale en zone sahélienne.
Le Site Intelligence Group, un centre américain spécialisé dans la surveillance des communications du réseau d'Oussama Ben Laden, a rendu publiques les dernières menaces contre Paris proférées sur les forums de discussion d'al-Ekhlaas.
Ce site n'a rien de confidentiel. Les internautes les plus farfelus peuvent y croiser les pires fanatiques. D'où l'intérêt qu'il suscite dans le petit monde du renseignement. Al-Ekhlass a déjà servi à al-Qaida, mais aussi aux groupes islamistes radicaux d'Irak, de Somalie et d'Afghanistan, pour la diffusion de communiqués, de vidéos et de messages sonores. L'authenticité de ces documents a, en tout cas, été maintes fois confirmée.
Le message qui a mis en émoi Paris s'adresse donc aux «Moudjahidins, notamment ceux de la branche d'al-Qaida au Maghreb islamique». Il est l'œuvre d'un internaute répondant au pseudo de Mourabit Mouwahed (le combattant de l'unité). Son objectit serait Paris (particulièrement le quartier de la défense) ainsi que le président Nicolas Sarkozy.

L'interwiew de Louis Caprioli, ancien chef de la DST, par Le Figaro est aussi intéressant sur ce point. On y apprend que la montée des menaces terroristes sur la France à trois causes. Premièrement, les terroristes s'appuient sur une organisation terroriste algérienne ayant fait ses preuves en 2007. Ensuite, les discours islamistes radicaux attaquent sans cesse la France . Et enfin, la coopération franco-algérienne a permis le démantélement de plusieurs réseaux.
De plus,  le mois dernier, un réseau logistique a été démantelé par la DST. Pour la première fois depuis 1998, on découvrait un réseau exclusivement dédié aux maquis algériens. Ces dernières années, ces islamistes s'étaient éloignés de l'Algérie pour se tourner vers le djihad afghan. Ils sont visiblement revenus à leurs premières amours et à leur haine de la France.

Voilà une raison de plus, si besoin s'en fallait, de se méfier du l'islamisme radical et terroriste.

Aubert de P.

Source :  Louis Caprioli : " la situation actuelle nous renvoie à 1995" 10/01/2008, le Figaro
              Menaces islamiques : la DST sur le qui-vive 11/01/2008, Jean Marc Leclerc, Le Figaro

Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 12 janvier 2008

On a souvent condamné la confession comme hypocrite et trop facile. Il suffirait en effet d'y aller et de parler pour être pardonner. L'obscurité du confessionnal faciliterait la non contrition et caetara. C'est une mauvais compréhension de la confession.
Tout d'abord, la confession est un état d'esprit. Il faut avoir la contrition de ses péchés. Quand on dit contrition, il s'agit d'un regret sincére de ses fautes. Mais ce regret engage l'envie de ne pas recommencer. C'est pourquoi le prêtre est tenu de refuser l'absolution s'il s'aperçoit qu'il n'y a pas contrition. On ne se moque pas de Dieu. Il serait trop facile d'avouer ses péchés. Cela conduirait une déresponsabilisation, et le prêtre deviendrait un psychologue à service gratuit, ce qui n'est nullement sa fonction. Dans la confession, le prêtre symbolise Dieu qui vous pardonne vos péchés.
Ensuite, la confession est un lavement des péchés certes, mais pas un lavement qui ne laisse aucune trace. On pourrait, pour faire comprendre la confession, prendre l'exemple d'une blessure qui a été faites sur votre corps. La blessure est le péché, le corps est l'âme. Et bien, la confession cicatrise le péché. La blessure n'est plus, le corps est propre, mais il reste la cicatrice. C'est au jugement dernier seulement que toutes les cicatrices disparaîtront. 
Ce n'est toutefois pas une raison pour ne pas se confesser régulièrement. D'abord, parce que, comme on se lave régulièrement, on doit se confesser régulièrement pour rester propre spirituellement. Ensuite parce que cela permet de se rendre compte de sa situation spirituelle, de la même manière qu'un examen de conscience. On peut ainsi se rendre compte de la récurence de tel ou tel péchés. Et enfin, parce que cela permet de rester en paix avec le Christ.

Au passage, je donne les dix commandements et les péchés capitaux pour ceux qui voudrait faire un examen de conscience :

I : Je suis le Seigneur ton Dieu.
II : Tu ne prononceras pas le nom de Dieu en vain
III : Se souvenir de sanctifier les jours festifs
IV : Honore ton père et ta mère
V : Tu ne tueras point
VI : Tu ne commettras pas d’adultère
VII : Tu ne voleras pas
VIII : Tu ne feras pas de faux témoignages
IX : Tu ne désireras pas la femme de ton prochain
X : Tu ne convoiteras pas le bien du prochain

Sept péchés capitaux : orgueil, avarice, paresse, luxure (plaisir sexuel recherché pour soi-même de façon immédiate), colère, envie et gourmandise (gloutonnerie).

Aubert de P.

Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Religion
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

overblog

Recommander

Rechercher

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus