Présentation

Samedi 8 mars 2008

L'espérance est l'attente confiante dans la réalisation de quelque chose. Pour les catholiques, c'est une vertu théologale, donc très importante, qui est l'attente confiante du Ciel. Cette attente confiante est ce qui donne un sens à notre vie. Toute notre vie doit être guidé par elle. Pour les catholiques, elle est guidée par elle. Ce qui justifie et donne un sens aux efforts que nous faisons, à l'idéal catholique que nous avons, à nos actes chrétiens, c'est l'espérance du paradis. 
Sans l'espérance du paradis, notre vie n'a aucun sens. C'est ce qu'avais bien compris les existentialistes. Ils considéraient que la vie était absurde car ils étaient persuadés que Dieu n'existe pas. Or, si Dieu n'existe pas, le paradis non plus. Par conséquent, ce postulat sous-entend forcément que notre vie n'a aucun sens, puisqu'elle est vouée au néant. Cette conclusion débouche soit sur un hédonisme forcené, qui veut profiter pleinement de la vie, soit sur un cynisme incroyable. Ces deux débouchés ont de grandes chances de finir sur un suicide.
Au contraire, l'espérance du paradis donne un sens à notre vie. Mieux, elle ne nous décevra jamais. Tous les désirs terrestres, ses espérances, lorsqu'ils sont atteint, laisse une joie éphémére. La joie du paradis ne sera pas atteinte lors de notre vie terrestre, ce qui nous permet de jamais être déçu. Et une fois atteinte, la foi catholique nous donne la certitude que nous serons à la plénitude du bonheur.
Les hommes ont besoin de cette espérance supérieur. On retrouve dans toutes la culture européenne ce besoin de regarder plus loin que l'horizon. Ce regard à l'horizon, c'est l'espérance du paradis. Si il perd cette espérance, il devient par conséquent desespéré. Il centre son regard sur lui-même, et finit par s'anéantir.
L'espérance est donc bien une vertu fondamentale, autant pour un catholique que pour n'importe qui sur terre. 

Aubert de P.

Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Religion
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Dimanche 24 février 2008

La foi est espérance. Elle nous offre un avenir. Par conséquent, sans l'espérance, nous ne sommes rien : du rien dans le rien. L'espérance va de paire avec la croyance en Dieu. Croire en Dieu est le début de l'espérance.
Notre espérance doit être paix. La foi est la substance des choses à espérer. Elle nous donne l'espérance. Elle nous indique ce qu'est la vie et où elle est. Elle repose sur la persévérance et surtout dans l'adversité et le fait de ne cacher, ni sa foi, ni son espérance.
L'espérance est ce qui rend notre vie terrestre plus supportable. Les gens ne désirent plus la vie éternelle parce qu'ils se le représentent identique à la vie terrestre. Or l'espérance nous pousse vers la vie éternelle, mais ce sera une vie de bonheur et de satisfaction.
L'espérance doit être collective. Elle est péché si elle détruit l'unité. En effet, si l'âme reste à l'état sauvage, c'est à dire individualiste, aucune structure positive du monde n'est possible.
Les temps modernes ont séparé l'espérance d'un monde meilleur de la foi. Cela a conduit à la foi dans le progrés, qui aurait dû apporter un monde meilleur. Avec le progrés, on serait arrivé à un "paradis terrestre".
 Cela a conduit à l'opposition libéral/communiste, ces derniers se rendant compte de la situation prolétaire. Mais Karl Marx reste matérialiste et empêche ainsi une véritable amélioration. Seul la raison au service de la foi est bonne. L'espérance et la foi ne doivent pas être séparés.
L'espérance dans un monde meilleur doit être sans cesse reconquis. Car elle suppose la liberté, et la liberté est un choix de tous les instants. Ce qui fait que le régne du bien est instable.
Il ne faut pas considérer les institutions humaines comme une fin en elles-mêmes : ainsi de la science et des institutions. En effet, l'homme est racheté par l'amour, et seul Dieu posséde le véritable amour CQFD.
Si nous sommes en relation avec Dieu, alors nous vivons réellement. Le Christ est mort pour nous tous. Vivre avec lui signifie se laisser associer à son "être propre".
Il faut donc pour l'homme une espérance au delà des autres, une espérance supérieur. Cependant la réalisation d'institutions établissant un monde bon, ne le serait pas, car il ne respecterait pas la condition essentiel du bonheur de l'homme : sa liberté.

Lieux d'apprentissages de l'espérance

La prière

La prière est un grand vecteur d'espérance. Elle réveille la conscience, car le dialogue avec Dieu n'est plus une autojustification. Crier fait élargir le désir, la capacité à recevoir de l'amour.

Agir et souffrir

Nous agissons dans l'espérance, par l'espérance. Nous devons toujours garder en vue l'espérance de l'Amour de Dieu, car c'est la seule qui ne nous décevra jamais.
La souffrance demeure présente car elle présente à cause du mal, lequel ne peut être supprimé que par Dieu lui-même. Nous pouvons juste l'endiguer.
A la vue de cet immense amour, avec l'espérance en Dieu, la souffrance se transforme en douceur. Dieu est la lumière qui dissipe les ténèbres.
L'amour ne peut être individuel, car dans ce cas, il s'enferme sur lui-même et disparaît. De la même manière, pour être consolé, la souffrance doit être comprise et accepté.
Souffrir par amour est l'essence de l'humanité.

Le Jugement

L'espérance dans le jugement dernier est la meilleur réponse à l'injustice de ce monde. La révolte face à cette injustice est une preuve du besoin d'éternité de l'homme.
Condamner Dieu à cause des injustices est une erreur. Il est la justice même. Le salut est collectif. En oeuvrant pour le salut des autres, j'oeuvre aussi pour mon salut. Cela prend tout son sens dans la prière pour les âmes du purgatoire : par ma prière, je prends sur moi et efface la faute des âmes.

Marie

Marie est une étoile d'espérance, un phare qui nous guide vers Dieu.

Aubert de P. , résumant l'encyclique de Benoit XVI.

Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Religion
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Samedi 23 février 2008

Quand on a connu tout et le contraire de tout,
Quand on a beaucoup vécu et que l'on est au soir de sa vie,
On est tenté de ne rien dire,
Sachant qu'à chaque génération suffit sa peine ;
Sachant aussi que la recherche, le doute, les remises en cause
Font partie de la noblesse de l'existence.

Pourtant, je ne veux pas me dérober
Et à ce jeune interlocuteur, je répondrai ceci,
En me souvenant de ce qu'écrivait un auteur contemporain :
"Il ne faut pas s'installer dans sa vérité
et vouloir l'asséner comme une certitude,
mais savoir l'offrir en tremblant comme un mystére.".

A mon jeune interlocuteur,
Je dirai donc que nous vivons une époque difficile
Où les bases de ce que l'on appelait la Morale
Et que l'on appelle aujourd'hui l'Ethique,
Sont remises constamment en cause,
En particulier dans les domaines du don de la vie,
De la manipulation de la vie,
De l'interruption de la vie.

Dans ces domaines
De terribles questions nous attendent dans les décennies à venir.
Oui, nous vivons une époque difficile
Où l'indiviidualisme systématique,
Le profit à n'importe quel prix,
Le matérialisme,
L'emportent sur les forces de l'esprit.

Oui, nous vivons une époque difficile
Où il est toujours question de droit et jamais de devoir
Et où la responsabilité qui est l'once de tout destin,
Tend à être occultée.

Mais je dirai à mon jeune interlocuteur que malgré tout cela,
Il faut croire à la grandeur de l'aventure humaine.
La vie est un combat.
Le métier d'homme n'est pas facile.

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui se battent,
Il faut savoir,
Jusqu'au dernier jour,
Jusqu'à la dernière heure,
Rouler son propre rocher.

Il faut savoir
Que rien n'est sûr,
Que rien n'est facile,
Que rien n'est donné,
Que rien n'est gratuit.
Tout se conquiert, tout se mérite.
Si rien n'est sacrifié, rien n'est obtenu.

Je dirai à mon jeune interlocuteur
Que pour ma modeste part,
Je crois que la vie est un don de Dieu,
Et qu'il faut savoir découvrir au-delà de ce qui apparaît comme l'absurdité du monde,
Une signification à notre existence.

Je lui dirai
Qu'il faut savoir trouver à travers les difficultés et les épreuves,
Cette générosité,
Cette noblesse,
Cette miraculeuse et mystérieuse beauté éparse à travers le monde,
Qu'il faut savoir découvrir ces étoiles,
Qui nous guide où nous sommes plongés
Au plus profond de la nuit,
Et le tremblement sacré des choses invisibles.

Je lui dirai que tout homme est une exception,
Qu'il a sa propre dignité
Et qu'il faut respecter cette dignité
Je lui dirai
Qu'envers et contre tous
Il faut croire en son pays et en son avenir.

Enfin, je lui dirai
Que de toutes les vertus,
La plus importante, parce qu'elle est la motrice de toutes les autres
Et qu'elle est nécessaire à l'exercice de toutes les autres
De toutes les vertus,
La plus importante me paraît le courage, les courages
Et surtout celui dont on ne parle pas
Et qui consiste à être fidéle à ses rêves de jeunesse.

Et pratiquer ces courages,
C'est peut-être cela "L'Honneur de vivre".

Hélie de Saint Marc

Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Culture
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Vendredi 22 février 2008
Avec les événement récents au Kosovo, province soit disant indépendante de Serbie, je conseille à tous ceux qui veulent se donner une idée de la force et de l'influence des Etats-Unis. Je donne donc pour commencer cette article de l'AFP, qui sera relativement neutre.

BELGRADE (AFP) — La tension est montée d'un cran après de violentes émeutes à Belgrade, vivement condamnées par les Occidentaux, qui ont fait un mort et une centaine de blessés après un rassemblement de masse contre l'indépendance du Kosovo.
Allié indéfectible de Belgrade dans son opposition à l'indépendance de la province, le président russe Vladimir Poutine a averti vendredi que cette indépendance créait un "précédent horrible", qui va revenir "dans la gueule" des Occidentaux et aura des "conséquences imprévisibles".
Jeudi, 150.000 personnes s'étaient rassemblées à Belgrade pour protester contre l'indépendance de la province à majorité albanaise, proclamée dimanche dernier par le Parlement kosovar. La manifestation a dégénéré en émeutes, dont la cible principale a été l'ambassade des Etats-Unis, partiellement incendiée.
L'ambassade, où un corps carbonisé a été retrouvé, a décidé vendredi de réduire ses effectifs et ordonné au personnel non-essentiel de quitter la Serbie.
L'ambassadeur Cameron Munter et d'autres membres importants de l'ambassade resteront à Belgrade, a précisé une porte-parole, Rian Harris. "Nous ne sommes pas convaincus que les autorités serbes peuvent assurer la sécurité de nos employés", a-t-elle dit.
L'ambassade avait indiqué dès jeudi soir que le corps, qui n'a pas encore été identifié, n'était pas celui d'un de ses membres.
Selon la police, les émeutes ont fait également 130 blessés dont 52 policiers, tandis que 192 personnes ont été appréhendées.
Le président Boris Tadic, qui n'avait pas assisté au rassemblement en raison d'une visite en Roumanie, un des pays qui a refusé de reconnaître le nouvel Etat kosovar, a convoqué une réunion du Conseil de sécurité nationale dans un communiqué qui n'a précisé ni la date, ni l'heure de la réunion.
Le Premier ministre nationaliste, Vojislav Kostunica, n'a condamné les violences que vendredi en milieu de journée, estimant qu'elles nuisaient surtout aux efforts de son pays pour s'opposer à l'indépendance du Kosovo.
Des émeutiers ont provoqué un incendie à l'ambassade américaine, puis s'en sont pris à d'autres missions diplomatiques, à des restaurants, des banques et des magasins qui ont été pillés.
L'ambassade d'Allemagne, l'une des missions attaquées, était fermée vendredi.

Les Etats-Unis et l'Union européenne ont rapidement condamné les violences, comme le Conseil de sécurité de l'ONU qui a rappelé le principe de l'inviolabilité des missions diplomatiques.
Mais le problème de l'indépendance du Kosovo a tendu les relations entre les Occidentaux et la Russie, qui a rejeté sur les pays ayant reconnu l'indépendance la responsabilité des émeutes.
"Le précédent du Kosovo est un précédent horrible. De facto, il fait voler en éclats tout le système des relations internationales existant pas seulement depuis plusieurs dizaines d'années, mais depuis des centaines d'années", a affirmé vendredi Vladimir Poutine.
Evoquant les pays qui ont reconnu l'indépendance, il a estimé que cette situation aurait des "conséquences imprévisibles".
Washington avait qualifié plus tôt de "cynique" l'attitude de Moscou. "Ils (les Russes) ne sont pas au Kosovo, ils ne font rien pour aider les Kosovars. Ils restent donc en retrait et ils sont généralement peu coopératifs", a dit le numéro trois du département d'Etat, Nicholas Burns.
Le diplomate en chef de l'Union européenne, Javier Solana, a de son côté averti que le climat de violence en Serbie empêchait la reprise des négociations de rapprochement avec Belgrade.
La colère serbe contre l'indépendance du Kosovo a également tendu l'atmosphère dans les Balkans, les Serbes bosniaques proclamant qu'ils avaient le droit, à terme, de faire sécession, si l'ONU et une majorité des pays de l'UE reconnaissaient l'indépendance du Kosovo.
Au Monténégro, devenu indépendant de la Serbie en juin 2006, plus de 10.000 personnes ont manifesté vendredi à Podgorica, à l'appel des partis de l'opposition pro-serbe, contre l'indépendance du Kosovo.
Des hommes politiques serbes se sont interrogé sur la réaction tardive de la police lors des émeutes de jeudi, alors que la sécurité n'avait pas été renforcée près des ambassades occidentales même si elles avaient déjà été la cible d'émeutiers.
Belgrade considère les Occidentaux, Etats-Unis et UE en tête, comme les instigateurs de l'indépendance kosovare.

Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Politique
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Samedi 16 février 2008

Le petit Jérome avait un bon niveau à la sortie de ses écoles, c'était un bosseur, un besogneux. Du middle office, il a été promu en 2005 au Front Office, avec un fixe inchangé, qui ne correspondait certainement pas à ceux des craques en diplômes, du même niveau.
Mais Jérome a marché à la carotte, 300 000 € de primes annuelles visées, pour 100 000 € de fixe ! 
Cela a bien fonctionné en 2006 et 2007, (1.5 milliards de gains !), jusqu'au 17 octobre 2007, où tous les indices de la planéte ont faits leurs plus hauts.
La dégradation est intervenue en Novembre, quand la Fed, lasse sans doute des critiques des autres, de la BCE en particulier et d'un Trichet qui risque de se retrouver lui aussi sur la sellette, n'a rien fait, le plan mis en place vendredi 18 janvier 2008 par les USA, devait l'être en novembre 2007.
Patatras, les compteurs se sont affolés, et tant que le petit Jérome tenait ses positions, les contrôleurs de la Soc-Gen n'ont rien vu (c'est facile de ne rien voir). On connaît, en petite partie, la suite, on voudrait nous cacher la grosse.
Ainsi les banques paient et poussent des centaines de brokers à faire la guerre des finances, sur les indices, les trackers ... Il n'y a pas qu'à la Soc-Gen, mais la Soc-Gen est en pointe, voir son site
http://www.clickoptions.com, accélarateur de performances ! 

Justement, où est après l'argent perdu ??

Quelques autres banques l'ont encaissé, et c'est ce qui augmente le scandale, car cet argent gagné dans un mauvais jeu, mal acquis, devrait être rendu, entre gens de bonne foi, les erreurs se réparent par la vraie volonté, argent mal acquis ne profite pas ...
Si ces grandes banques avaient une éthique, une morale, ils devraient annuler la partie, ce qui n'empêche pas que Jérome doit être sanctionné en proportion de son dérapage personnel, si quelqu'un peut et veut déterminer cette part personnelle.

Jérome se reconnaît coupable, mais sa hiérarchie pas responsable.

C'est le délire au pays de Machiavel, car les responsables hiérarchiques d'un coupable, sont eux-mêmes coupables et auraient dû traiter le problème en interne et ne pas distiller leurs propres carences, pour les dissimuler, croyant les noyer, en accusant à outrance un lampiste, un homme honnête en lui même, alors que Soc-Gen a toléré des dépassements ... Qui ont pris des proportions.
Donc il ne s'agit pas de faire sauter la Soc-Gen en tant que que telle, mais Bouton et ses 12 apôtres qui nous maltraitent en nous supposant tous des gogos, doivent quitter immédiatement les lieux, et les deux douzaines de cadres qui suivent doivent être passés au peigne fin.

La banque de France doit mettre sous curatelle la Soc-Gen.

Le plus cocasse c'est que la Soc-Gen attend une augmentation de capital de deux banques américaines, ces Amériques que l'on a tant vilipendé pour les Subprimes, qui ont servis d'épouvantail pour assommer les marchés des actions.
Il est fort ce Bouton : pot au rose découvert samedi 18, licenciement dimanche 20, solde les postions 21-22 (sans faire de dégât dixit), le 23 affirme que tout va bien à la Soc-Gen, que les actionnaires ne perdent pas d'argent (quid du dividende de 5.30 € ?), et le jeudi 24, ses directeurs régionaux appelaient les principaux clients pour leur annoncer l'arrivée de deux banques américaines, noms à l'appui !
Il serait bien de vérifier que ceux qui vont réinjecter 5 milliards d'euros ne soient pas les mêmes qui les ont gagné quand la Soc-Gen les a perdus !
Oui, c'est du délire au pays de Machiavel, et comme il en est ainsi dans toutes les banques, la Soc-Gen doit servir d'exemple, à ceux qui seraient tentés de continuer le déréglement continuel du marché des actions, qui sont sous-évalués et ne reflétent plus les performances des entreprises.
Rendez l'argent ; Mrs les PDG des banques soyez de bonne foi, ne profitez pas de la situation, et cessez d'émettre vous-mêmes des recommandations sur le marché des actions afin de manipuler les cours, qui rentrent dans les indices que vous jouez au casino entre vous. Il y a du délit d'initiés en permanence, il faudrait aussi faire le ménage à l'AMF qui ne voit rien, n'entend rien et ne trouve rien (on ne trouve que ce que l'on cherche).
[...]

Trouvé sur Internet

Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Politique
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Jeudi 14 février 2008

L'on pourrait trouver des insuffisances à ce projet : le maintien d'une assemblée législative centralisée, alors que les maurrassiens souhaiteraient sa disparition au profit d'assemblées locales ou corporatistes, ou encore l'absence de rejet explicite de l'héritage révolutionnaire... Pourtant, n'oublions pas que la monarchie s'inscrit dans le long terme, elle est « la négation du césarisme », populisme éphémère et fondé sur les pulsions de la table rase. Le projet du Prince rendait la parole au pays réel et anéantissait le monopole des machines idéologiques que sont les partis.

En ce sens, cette monarchie nous semble souhaitable, même si elle ne nous semble pas aller assez loin : nul n'a pu prétendre que la monarchie serait le remède miracle qui ranimerait le spirituel dans l'esprit des Français, en finirait avec le cosmopolitisme ou l'immigration, rétablirait le patriotisme, restaurerait l'ordre... Nous ne sommes pas des charlatans qui promettons demain le paradis terrestre. L'expérience tirée de l'histoire nous permet simplement d'affirmer que la monarchie traditionnelle, qui donne la parole au pays réel, est l'outil le plus pertinent pour combattre les idéologies nihilistes, car le peuple, lorsqu'il est libre, sait se défendre. Le roi n'est alors que le rassembleur des Français et l'incarnation de la France dans le cœur des citoyens.

La contre-révolution est un travail de longue haleine, la monarchie seule nous permettra de le mener efficacement car la république est le terreau des idéologies alors que le roi est le socle du concret et du réel. « Après deux siècles de délires dialectiques, de haines mutuelles, la  France peut-elle redécouvrir le pouvoir du cœur ? » demande Xavier Walter. « C'est à cela que le comte de Paris convie ses compatriotes. Le roi est amour. » Et si la monarchie, se faisant aimer des Français, était le prélude nécessaire à un regain de l'amour des Français pour la France et, au final, pour eux-mêmes ? La république, fondée sur la haine du passé, guidée par la monologue idéologique des partis, ne peut conduire qu'à une longue chute nihiliste là où la monarchie, s'incarnant dans une histoire et un héritage, conduit nécessairement à les aimer.

Si le retour de la monarchie ne serait pas suffisant à lui seul, si le retour du roi ne signifierait pas la fin du combat nationaliste et contre-révolutionnaire, il apparaît cependant indispensable... pour que vive la France !

Stéphane Piolenc

Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Royalisme
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Jeudi 14 février 2008

L'apparition du réalisme puis du naturalisme fait apparaître un nouveau type de héros. Rappelons qu'un héros a deux aspects, qu'il convient de ne pas oublier. En premier lieu, le héros est un personnage exceptionelle, qui sort du commun. Il est très souvent porteur de valeurs fortes. Ensuite, plus secondaire, le héros est le personnage principale.
Le réalisme a très souvent tendance a faire un personnage ordinaire, pour que le lecteur puisse s'identifier à lui. Le personnage est ordinaire, il est donc médiocre (du latin mediocris, moyen). Ici apparaît le premier problème : un héros ne peut pas être médiocre, sauf en considérant uniquement l'aspect personnage principale qui est secondaire. Il y a donc dèja par là une perversion du héros, puisqu'il n'est plus porteur de valeurs fortes. 
Mais Emile Zola pousse la perversion du héros encore plus loin avec sa série des Rougon Macquart. On présente ici deux familles, une qui réussit et l'autre qui rate. Je ne dis rien pour celle qui fonctionne. Mais celle qui rate entraîne une perversion du héros encore plus conséquente. Il ne présente en effet que des héros ratés, débauchés. On pourrait parler d'anti héros si le terme n'était pas anachronique. C'est d'ailleurs bien là que réside le danger de la perversion. Ces héros n'ont d'autres caractéristiques propre au héros que celui d'être le personnage principale du roman. Pire, ils possédent de nombreux défauts et très peu de qualités, et ce n'est pas par celles-ci qu'ils se distinguent.
On peut toutefois apporter une modulation à tous ceci. En effet, Emile Zola ne prétendait pas faire des héros dans le sens strict du terme. Il voulait plutôt faire une peinture des différentes couches sociales, en insistant sur les plus basses. Cependant cela prête toujours à une confusion qui reste fâcheuse.

Aubert de P.

Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Culture
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Mercredi 13 février 2008

Le fondement de toute action politique, notamment lorsqu'elle vise au renversement des institutions en place, se doit nécessairement de présenter un contre-projet concret au système dont les paradigmes sont actuellement dominants. Feu le comte de Paris (1908-1999), héritier des rois de France, a proposé un projet en 1948 : une « esquisse d'une constitution monarchique et démocratique » qui a été rapportée et commentée par Xavier Walter dans son ouvrage Un roi pour la France

Délégués du peuple

Le projet constitutionnel dispose que « les délégués du peuple sont élus au suffrage universel [...] au scrutin majoritaire uninominal à un tour ». Chaque délégué étant élu sur une petite circonscription, il est en contact direct avec les intérêts locaux et concrets des citoyens qu'il représente. Tout risque de voir des partis se former parmi les délégués du peuple est brisé par l'impossibilité qui leur est faite de se réunir en assemblée : ainsi ne peuvent-ils pas se constituer en groupes politiques et ne représentent-ils pas les intérêts de partis mais uniquement ceux des citoyens qui les ont élus. 
La fonction des délégués du peuple est ainsi primordiale dans ce nouveau système. Là est l'innovation majeure du comte de Paris : tout d'abord, dans le cas où le gouvernement du roi serait censuré par l'Assemblée nationale, cette dernière serait dissoute si les délégués du peuple apportaient leur soutien au gouvernement. De même, si le Grand Conseil en décide ainsi et que le roi ne s'y oppose pas, une loi votée par l'Assemblée peut être soumise « au référendum des délégués du peuple ».
Le projet casse ainsi la fiction idéologique selon laquelle l'Assemblée législative est la nation et se substitue à elle selon la mystique républicaine : l'Assemblée peut désormais être dissoute si les intérêts qu'elle défend sont contraires aux aspirations de la nation, les délégués du peuple peuvent aussi se substituer à elle par le référendum. Il y a, ainsi, un retournement paradigmatique impressionnant, orienté vers le réel et la représentation d'intérêts concrets contre les dérives du système partisan. 
La mission des délégués du peuple ne s'arrête pas ici : « Les délégués du peuple, expliquait le comte de Paris, auraient pour triple mission d'informer les pouvoirs publics des critiques et des volontés réelles de l'ensemble des citoyens, d'examiner les questions qui seraient soumises à leur appréciation et de sensibiliser les citoyens aux affaires publiques [...] Un débat permanent naîtrait de façon spontanée, et les consultations régulières des délégués du peuple susciteraient entre le pouvoir politique et la population un échange constant d'idées et de propositions [...] Pour éviter tout risque de sclérose, le mandat des délégués ne sera pas renouvelable. »
L'on dispose ici d'éléments concrets de réponse à ceux qui, ignorants des traditions de la monarchie française, imaginent que la restauration de la royauté signifierait la fin de l'action civique des citoyens : bien au contraire, il s'agit ici de rendre la parole à la nation française, parole qui est, en république, confisquée par les partis politiques.

Grand Conseil

Le deuxième organe imaginé par le comte de Paris était le Grand Conseil, « composé de trente membres environ [...] désignés, partie par le roi, partie par les délégués du peuple et l'Assemblée, partie par les grands corps de la nation ». Leur tâche peut être résumée comme la mission de garantir une cohérence et une recherche du long terme dans la politique de l'État. Le Grand Conseil, en effet, est l'organe qui saisira les délégués du peuple s'il n'approuve pas la démission du président du Conseil (c'était le titre que portait le Premier ministre sous la IVe République) en cas de mise en minorité de ce dernier sur la question de confiance posée à l'Assemblée, procédure pouvant aboutir à la dissolution de celle-ci.
Le Grand Conseil est l'exact pendant des délégués du peuple : alors que ces derniers sont placés près du peuple, le Grand Conseil est placé près de l'État. Il est un organisme « qui, par sa structure et sa composition [est] l'interprète autorisé, indiscutable des intérêts permanents du pays ». Ce Grand Conseil est en quelque sorte le "conseil des sages" de la République. Il est composé de hautes personnalités : anciens dignitaires et fonctionnaires, anciens membres des assemblées, magistrats anciens ou actuels, membres de l'Armée, de la Marine, des clergés des cultes reconnus... Ces membres sont inamovibles.
Le Grand Conseil a l'initiative de la saisine des délégués du peuple lorsqu'il s'agit d'approuver ou non la mise en minorité du gouvernement ou d'accepter ou refuser une loi votée par l'Assemblée. Sa mission est donc de défendre les intérêts fondamentaux du pays contre les humeurs de l'Assemblée composée de partis.

Le roi

En conclusion du projet, il y a le roi qui « symbolise la patrie dans sa permanence et sa durée, il est, à ce titre [...] l'arbitre, le justicier ainsi que le fondement de l'autorité et du pouvoir ». La légitimité du monarque est historique : elle est issue de la tradition dynastique ontologiquement mêlée à l'histoire de la nation française. 
Les pouvoirs du roi sont limités : il intervient essentiellement en cas de conflits ou de blocage dans les institutions. Le comte de Paris justifie cette position : « Si certains [...] critiquent l'insuffisance de ses pouvoirs politiques, qu'ils n'oublient pas ceci : la dynastie a le temps pour elle et le monarque, s'il  veut être l'arbitre en même temps que le garant des libertés, ne peut pas gouverner. » Le concept est ainsi clair et pertinent : le roi n'est pas un Führer ni un Duce, il est le lien entre le passé, le présent et le futur, il inscrit l'action politique dans la stabilité et le long terme mais il ne se mêle pas ou peu des affaires internes car cela impliquerait nécessairement pour le roi de prendre parti alors qu'il ne doit être que le fédérateur des Français dans l'aventure commune qu'est la France.
En conséquence, le roi est indépendant des partis : « Indépendant des clans, le roi se tient en dehors d'eux, les arbitre et ne prend jamais part aux luttes qui dressent les citoyens les uns contre les autres. » Et c'est bien cela le rôle essentiel du roi. Quand bien même les fonctions que lui attribue ou la constitution ou la coutume lui permettraient de nommer le gouvernement ou de s'opposer à tel ou tel organe, la mission première du roi est d'être le roi de tous les Français qui, en lui, voient le représentant de la nation, représentant historique et mystique. Représentant car héritier d'une dynastie intrinsèquement liée à l'histoire de la patrie. 
C'est ainsi que le roi ne peut et ne doit appartenir au camp des contre-révolutionnaires, avec lesquels feu le comte de Paris marquait ses distances. Devant être  le souverain de tous, il ne peut appartenir à un camp. Le roi n'est ni de droite ni de gauche, ni libéral ni socialiste, ni réactionnaire ni progressiste : le roi est le roi. Il est, cela suffit, c'est tout ce que la nation lui demande.

Stéphane Piolenc

Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Royalisme
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Lundi 11 février 2008

Un grand fléau de notre XXI siècle est l'individualisme toujours plus croissant. Plusieurs facteur sont généralement mis en avant. C'est ainsi que je mettrai ici en cause les deux grande idéologies des deux siècles derniers  : le libéralisme et le socialisme.
Je juge en premier lieu le libéralisme responsable en partie de l'individualisme. Une des théories fondamentales d'Adam Smith est de dire que l'homme chercher naturellement son profit. Ce qui conduirait à un équilibre du marché, les acteurs s'autorégulant suivant la recherche de leur propre profit. La question est ici de savoir si ce postulat est vrai. Dans une certaine mesure, oui. Mais l'homme ne cherche pas uniquement son intérêt, il fait parfois des actes gratuits. Il semblerait que ce soit le libéralisme qui pousse l'homme à chercher toujours plus son intérêt, et non l'homme cherchant toujours son intérêt qui pousse au libéralisme. On observe en effet dans les pays libéraux un individualisme qui va croissant contrairement aux pays dis primitifs, qui ne fonctionne ni sur une économie libérale ni sur une économie socialiste. Ce qui pousse à conclure que le le libéralisme est un facteur important.
Je juge en second lieu le socialisme tout aussi responsable de l'individualisme. C'est ici par une voie de conséquence plus rapide. Une des applications du socialisme est l'intervention très fréquente voire permanente de l'Etat dans l'économie. Cela déresponsabilise l'individu qui a désormais l'excuse que l'Etat s'occupe de tout, que s'il y a une faute, elle vient de l'Etat, que s'il y a un problème, il sera réglé par l'Etat. Même si cet état d'esprit n'est pas forcément conscient, il n'en est pas moins plus ou moins réelle. Par ce biais, l'individu se recentre sur lui même, ce qui conduit à l'individualisme.
Ce qui nous permet de penser, à tort ou à raison (mais plutôt à raison), que le libéralisme et le socialisme sont en partie responsable de l'individualisme.

Aubert de P.

Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Politique
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Dimanche 10 février 2008

La mesure de l'humanité se détermine essentiellement dans son rapport à la souffrance et à celui qui souffre. Cela vaut pour chacun comme pour la société. Une société qui ne réussit pas à accepter les souffrants et qui n'est pas capable de contribuer, par la compassion, à faire en sorte que la souffrance soit partagée et portée aussi intérieurement est une société cruelle et inhumaine.

Cependant, la société ne peut accepter les souffrants et les soutenir dans leur souffrance, si chacun n'est pas lui-même capable de cela et, d'autre part, chacun ne peut accepter la souffrance de l'autre si lui-même personnellement ne réussit pas à trouver un sens à la souffrance, un chemin de purification et de maturation, un chemin d'espérance. Accepter l'autre qui souffre signifie, en effet, assumer en quelque manière sa souffrance, de façon qu'elle devienne aussi la mienne. Mais parce que maintenant elle est devenue souffrance partagée, dans laquelle il y a la présence d'un autre,cette souffrance est pénétrée par la lumière de l'amour. La parole latine
con- solatio, consolation, l'exprime de manière très belle, suggérant un être-avec dans la solitude, qui alors n'est plus solitude.

Ou encore la capacité d'accepter la souffrance par amour du bien, de la vérité et de la justice est constitutive de la mesure de l'humanité, parce que si, en définitive, mon bien-être, mon intégrité sont plus importants que la vérité et la justice, alors la domination du plus fort l'emporte; alors règnent la violence et le mensonge. La vérité et la justice doivent être au-dessus de mon confort et de mon intégrité physique, autrement ma vie elle-même devient mensonge. Et enfin, le « oui » à l'amour est aussi source de souffrance, parce que l'amour exige toujours de sortir de mon moi, où je me laisse émonder et blesser. L'amour ne peut nullement exister sans ce renoncement qui m'est aussi douloureux à moi-même, autrement il devient pur égoïsme et, de ce fait, il s'annule lui- même comme tel.

Benoit XVI dans Spe Salvi

Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Religion
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