Présentation

Vendredi 18 avril 2008

[...] Quelques dommages que vous imposât le séjour du navire ou le temps de la quarantaine, il est impossible de les comparer à tous ceux que vous pourrez souffrir, exposé seul à la perfidie de la mer et à la malice des hommes, hors la loi desquels vus vous êtes placé.
Problème de force et d'adresse ! dira t-on. Et chacun peut répondre qu'il se sent en effet assez adroit, pour se flatter de triompher par ses propres moyens. En fait, on l'a espéré une infinité de fois. En se compliquant la société met au service de l'individu des ressources de plus en plus nombreuses et variées. Il s'en sert conformément à la nature, pour échapper à la contrainte du navire et à la police du port. Le nombre de ces infractions individuelles semble s'accroitre à peu près nécessairement. Mais il ne semble pas que ce soit un très grand péril pour le navire ni même pour la population d port menacé. Il est rare en effet que ces infractions soient heureuses. Souvent les fugitifs se noient ou ils sont cueillis au rivage. Ils n'ont point tous la peste, ils ne la donnent pas toujours et, s'ils la donnent, c'est une malchance entre beaucoup d'autres ; elle porte en soi sa leçon. La nature se fait volontiers le gendarme de la société : des caractéres assez forts pour avoir reconstruit, maintenu et dévelloppé leur bonheur envers et contre tant d'obstacles multipliés, on peut dire qu'ils l'ont mérité et que leur faute initiale est parfois destinée à fonder quelque mystérieuse grandeur. Mandrin, Gaspard de Besse et Cartouche ont fini par être roué. Mais un autre larron, en se sauvant, en ouvrant un asile aux brigands de sa sorte, a fondé la société la plus ferme, la plus solide et la plus policée de l'histoire du monde : il s'est appelé Romulus. Je ne vois pas de difficulté à ce que des gens de sa force et de son bonheur puissent se sauver du navire : il sauron construire un autre plus beau.
A une condition pourtant. C'est que ce point de vue tout historique, tout pratique demeure ce qu'il est : un point de vue de fait. L'histoire consacre et, en quelque sorte, légitime les brigandages du nourrisson de la Louve. Mais l'histoire seule ; nullement la morale contemporaine de Romulus, ni la législation, ni la religion. Dès qu'un être humain s'est échappé du navire, il est moral, il est légal, il est religieux de l'abandonner aux effets de son imprudence ou de son audace. Ni la structure du navire, ni les institutions du port, ne sauraient être retouchés pour faciliter son chemin si des intérêts plus nombreux et plus certainement précieux que les siens doivent souffrir d'une pareille dérogation. Le sien lui même y perdrait sa valeur souveraine. Son évasion doit rester chose illégale et interdite ; son succés, même envié, quelque chose d'étranger à la loi, l'exception. Et celui qui vient de se placer hors la loi, devrait se faire un point d'honneur et presque un plaisir d'y rester. Il y a de la force d'âme à subir héroïquement une discipline cruelle. Il peut y en avoir aussi, dans certaines conditions, à en secouer le fardeau. Ce ne serait point là un mauvais sujet de dyptique : d'un coté, par exemple, la sublime résignation des mal mariés ; de l'autre, le courage de ceux qui osérent s'aimer contre la volonté du monde et les injonctions de la société,  "en libre grâce" comme disent les nihilistes, mais dans des conditions de fidélité et de dignité éternelles.
Les deux volets du diptyque, leurs deux régimes supposent également, au même titre, un monde, une société et des lois certaines qui ne plient point. Ôtez ces lois, ou énervez-les : les conditions du bonheur général sont détruites, et la vertu privée, comme le grand amour perdent aussi leurs ressorts essentiels. Ni éprouvés, ni exercés, les coeurs les mieux nés se conforment à l'extrême faiblesse des moeurs. On ne se sauve plus du vaisseau à la nage. On ne se risque plus. On aime plus à se risquer. L'occasion du risque elle-même a disparu. La rade a perdu sa profondeur, ses dangers. Le navire s'enfonce lentement dans ce marécage. A l'extrême facilité correspond et correspondra de plus en plus le progrés de la médiocrité générale. Et le plaisir s'abaissera des bassesses de la virtû [vertu, allusion à LA vertu du stoïcisme]

L'Allée des philosophes

Charles Maurras

Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Politique
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Jeudi 17 avril 2008

Un bateau se trouve devant un port où l'un des passagers voulait aborder Il y va pour lui des plus hauts intérêts  moraux et matériels, de revoir un père mourant, par exemple, d'assister à un procés d'où dépend l'avenir des siens. Que sais-je ?... Des cas de peste ce sont produits sur le bateau. Les autorités de la ville interdisent le débarquement par crainte de la contagion. Serait-il juste, serait-il acceptable de céder aux supplications du voyageur au risque de contaminer une cité de cent milles habitants ? Evidemment non. Voilà donc une circonstance où la justice, où la charité exigent le sacrifice de l'intérêt individuel à l'intérêt général. Ce principe domine la société. Entre deux mesures dont l'une est certainement utile à l'ensemble et pénible à tel individu, l'autre, agréable à cet individu mais nuisible à l'ensemble, la justice et la charité veulent que la première prédomine. C'est la question qu'il faut poser à propos de toute insitution, pour en mesurer la valeur. Posez la pour le mariage indissoluble, etc ...
[...] Le Père Euvrard parle, par surcroît, de charité et de justice, espérant émouvoir de la sorte un tendre et noble coeur de femme. D'un langage plus sec et plus réaliste, la parabole du navire, si on la continue, peut dévellopper et définir non des obligations mais les nécessités de la vie sociale et ses conséquences pratiques dans un sens et l'autre. Parce que vous nagez bien, vous vous lancez hors du navire. C'est une solution. Elle ne peut avoir sa justesse, mais à condition que vous ne vous trompiez pas sur les risques que ce parti vous fait courir. L'eau peut vous faire conduire à la terre : elle est moins sûre qu'un bon plancher de sapin. Vous pouvez aborder. Ne soyez pas surpris que le service sanitaire vous appréhende et vous mette en observation. Vous échappez à la surveillance : convenez qu'il est juste que vous soyez dès lors contraint à vous tenir caché et, si la peste éclate par votre faute et que la populace vous malméne ou vous pende, si l'on massacre vos parents et qu'on brûle votre maison, c'est pure et légitime succession du premier accroc que vous vous êtes permis de faire à la convention primitive. Quelques dommages que vous imposât le séjour du navire ou le temps de la quarantaine, il est impossible de les comparer à tous ceux à tous ceux que vous pourrez souffrir, exposé seul à la perfidie de la mer et à la malice des des hommes, hors la loi, desquels vous vous êtes placé.

L'Allée des philosophes

Charles Maurras

Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Politique
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Vendredi 11 avril 2008
 

Si tu ralentis, ils s'arrêtent
Si tu t'arrêtes, ils se couchent,
Si tu faiblis, ils flanchent
Si tu doutes, ils désespèrent,
Si tu hésites, ils reculent
Si tu critiques, ils démolissent ...
Si tu marches, ils courent,
Si tu cours, ils te dépasseront
Si tu pries... alors ils seront des saints.

Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Scoutisme
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Mercredi 9 avril 2008

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être que penseur ;
Si tu sais être dur, sans jamais être en rage,
Si tu sais être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral et pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois les Dieux la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un homme mon fils !

Rudyard Kipling

Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Culture
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Jeudi 3 avril 2008
La politesse est une qualité qui crée un chemin vers des vertus.

Tout d'abord la politesse par le fait qu'elle contraint nos instincts à la grossiereté, à l'égoisme etc nous facilite le chemin vers la vertu. Mais ce n'est pas tout d'être poli! la politesse qui nous fait suivre le chemin de la mortification: (manger des plats qui ne nous plaisent pas mais qui ont été préparé avec gentillesse, se servir le dernier en jus ou autre boisson, etc etc) doit être fait non seulement dans le but de montrer une certaine éducation rafiné,relevé d'un besoin uniquement mondain de savoir vivre, mais doit être acquise dans une esprit de pénitence et de sacrifice et là, et là les sources de grâces que nous pouvons recueillir sont bien plus grandes, puisque nous acquerons par là des merites pour notre ciel, et celui des autres.

Ainsi dans chaque pas de l'éducation des enfants, de notre propre éducation à la politesse il faut nous tourner vers Dieu le remerciant de ce qu'il nous donne, de ce qu'il nous a permis d'acquerir de bonnes manières ( et de celle que Dieu aidant nous allons acquerir, le chemin de la politesse tel le chemin de la sainteté est long ...) et voyant en cela une manière simple mais utile de gagner notre ciel.
Ainsi va la devise des louveteaux et louvettes du monde scout:

" De notre mieux" Pour servir Dieu et La France!

Pour que règne le Christ Roi sur toutes les nations,
Vive le Christ ROI,
Ainsi soit-il.

Trouvé sur
http://cathotant.skyrock.com/
Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Culture
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Vendredi 28 mars 2008

Les romans des siècles passés, ceux des grands auteurs, sont bien souvent une leçon de style. A l'heure du marketing et du profit, les auteurs contemporains, sauf quelques heureuses exceptions, ont tendance à perdre de la rigueur. Aucune comparaison n'est possible entre Marc Levy qui a beaucoup de lecteur et Chateaubriand ou Ronsart. La beauté du style de Atala , écrit par Chateaubriand fait presque de cette oeuvre une poésie en prose. C'est l'histoire d'une Indienne d'Amérique pris entre son amour pour un blanc et une promesse faites à sa mère. La beauté des descriptions tant des paysages que des tiraillements de Atala place ce roman sur un piédestal autre que les oeuvres de Mar Levy ou de Rowling. Ces oeuvres sont certes agréables à lire, mais n'ont pas la même dimension littéraire que celles de Chateaubriand ou de Stendhal.
Que l'on me comprenne bien. Je ne dis pas que les auteurs contemporains n'ont aucun talent. Je ne dis pas non plus que leur succés n'est dû qu'à leur campagne publicitaire. Seulement, on reconnaît plus facilement le génie d'une plume à travers l'épreuve du temps que par son succés dans la librairie. Si l'Illiade et l'Odyssée de Homére, les deux plus vieilles oeuvres littéraire du monde, sont parvenus jusqu'à nous, ce n'est pas à cause de leur succés pendant le vivant de Homére. Ainsi donc, pour être sûr d'avoir un bonne exemple de style littéraire, je soutiens qu'il faut que l'auteur ait passé l'épreuve du temps. C'est pour cette raison que la lecture des romans des siècles passés peut s'avérer une leçon de style littéraire fort enrichissante.

Aubert de P.

Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Culture
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Lundi 24 mars 2008

Bienheureuse faute de l'homme qui valut au monde en détresse, un tel Sauveur, dit l'Exsultet lors de la Veillée Pascale. Répétons et proclamons sans cesse cette Vérité qui est le pilier de la Chrétienté : Christ a souffert l'équivalent de mille morts, est mort sur la croix pour racheter nos péchés. En mourant sur la croix, il nous a délivrés d'eux. En ressucitant, il a vaincu la mort. Cette résurrection prouve qu'Il est la Vie. Car la Vie est libre. Libre de donner la vie comme de la reprendre. En ressucitant, Jésus nous ouvre la voix de la résurrection.
La souffrance du Christ pour nous, preuve de son incroyable (et pourtant ...) et immense amour pour nous, doit rester dans nos mémoires. La résurrection du Christ et Sa Sainte Passion contient en elle même tout le message de la chrétienté :
- Charité : Il meurt par amour pour nous, pour nous libérer de nos péchés. Il nous invite à l'imiter (dans l'amour) par amour pour lui.
- Espérance : La résurrection est un message d'espoir. Nos vies ne sont pas absurdes. Elles ont un but : le Ciel. Il y a une vie après la mort, une vie de bonheur, pour peu qu'on la désire.
- Foi : La mort du Christ témoigne de sa foi en son Père. Il lui fait en effet confiance jusqu'à la mort. Il nous appelle par cela à l'imiter : cette confiance ne fut pas vaine, car Il a ressucité.

Je ne trouve plus de mot pour définir et proclamer le mystére de la Rédemption.
J'appelle tous ceux qui me lisent à méditer toujours plus sur la profondeur du mystére de la Passion et de la Rédemption


Aubert de P.

Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Religion
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Dimanche 23 mars 2008

Chanté dans la nuit de Pâques, l'Exultet est la proclamation de la résurrection du Christ.

Qu'exulte de joie dans le ciel la multitude des anges ! Chantez, serviteurs de Dieu, et que retentisse la trompette triomphale pour la victoire du grand Roi ! Réjouis-toi, ô notre terre, resplendissante d'une lumière éclatante, car il t'a prise en sa clarté et son règne a dissipé ta nuit ! Réjouis-toi, Eglise notre mère, toute remplie de sa splendeur, et que résonne l'acclamation du peuple des fils de Dieu !…

Vraiment il est juste et bon de proclamer à pleine voix ta louange, Dieu invisible, Père tout puissant, et de chanter ton Fils bien-aimé, Jésus Christ notre Seigneur. C'est lui qui a payé pour nous la dette encourue par Adam notre père, et qui a détruit en son sang la condamnation de l'ancien péché. Car voici la fête de la Pâque où l'Agneau véritable est immolé pour nous. Voici la nuit où tu as tiré de l'Egypte nos pères, les enfants d’Israël, et leur as fait passer la mer Rouge à pied sec ; nuit où le feu de la nuée lumineuse a repoussé les ténèbres du péché…

Ô nuit qui nous rend à la grâce et nous ouvre la communion des saints ; nuit où le Christ, brisant les liens de la mort, s'est relevé victorieux des enfers. Heureuse faute d'Adam qui nous a valu un tel Rédempteur ! Ô nuit qui seule a pu connaître le temps et l'heure où le Christ est sorti vivant du séjour des morts ; ô nuit dont il est écrit : « La nuit comme le jour illumine, la ténèbre autour de moi devient lumière pour ma joie » (Ps 138,12)… Ô nuit bienheureuse, où se rejoignent le ciel et la terre, où s’unissent l’homme et Dieu.

Dans la grâce de cette nuit, accueille, Père très Saint, le sacrifice du soir de cette flamme que l'Eglise t'offre par nos mains ; permets que ce cierge pascal, consacré à ton nom, brûle sans déclin en cette nuit et qu'il joigne sa clarté à celle des étoiles. Qu'il brûle encore quand ce lèvera l'astre du matin, celui qui ne connaît pas de couchant, le Christ ressuscité revenu des enfers, qui répand sur les hommes sa lumière et sa paix. Garde ton peuple, nous t'en prions, ô notre Père, dans la joie de ces fêtes pascales. Par Jésus Christ, ton Fils notre Seigneur, qui par la puissance de l'Esprit s'est relevé d'entre les morts et qui règne près de toi pour les siècles des siècles.
Amen !


Exultet iam angelica turba caelorum! Exultent divina mysteria, et pro tanti regis victoria tuba intonet salutaris. Gaudeat se tantis Tellus inradiata fulgoribus, et aeterni regis splendore lustrata, totius orbis se sentiat amisisse caliginem. Laetetur et Mater Ecclesia, tanti luminis adornata fulgore, et magnis populorum vocibus haec aula resultet. Quapropter adstantibus vobis, fratres carissimi, ad tam miram sancti huius luminis claritatem, una mecum, quaeso, Dei omnipotentis misericordiam invocate. Ut qui me, non meis meritis, intra levitarum numerum dignatus est adgregare, luminis sui gratia infundente, cerei huius laudem implere praecipitat. (..)

Vere qui dignum et iustum est invisibilem Deum omnipotentem Patrem, Filiumque unigenitum Dominum nostrum Iesum Christum, toto cordis ac mentis adfectu at voci ministerio personare, qui pro nobis aeterno Patri Adae debitum solvit et veteris piaculi cautionem pio cruore detersit. Haec sunt enim festa paschalium, in quibus verus ille agnus occiditur eiusque sanguis postibus consecratur. Haec nox est in qua primum patres nostros, filios Israel, educens de Aegypto, Rubrum mare sicco vestigio transire fecisti. Haec igitur nox est, quae peccatorum tenebras columnae inluminatione purgavit. Haec nox est, quae hodie per universum mundum in Christo credentes, a vitiis saeculi segregatos et caligine peccatorum, reddit gratiae, sociat sanctitati.

Haec nox est, in qua destructis vincolis mortis, Christus ab inferis victor ascendit. Nihil enim nobis nasci profuit, nisi redimi profuisset. O mira circa nos tuae pietatis dignatio! O inaestimabilis dilectio caritatis: ut servum redimeres, filius tradidisti! O certe necessarium Adae peccatum, quod Christi morte deletum est! O felix culpa, quae talem ac tantum meruit habere redemptorem! O beata nox, quae sola meruit scire tempus et horam in qua Christus ab inferis resurrexit. Haec nox est, de qua scriptum est: Et nox ut dies inluminabitur, et: Nox inluminatio mea in deliciis meis. Huius igitur sanctificatio noctis fugat scelera, culpas lavat et reddit innocentiam lapsis, maestis laetitiam; fugat odia, concordiam parat et curvat imperia.

In huius igitur noctis gratia, suscipe, sancte Pater, incensi huius sacrificium vespertinum, quod tibi in hac cerei oblatione solemni, per ministrorum manus, de operibus apum, sacrosancta reddit Ecclesia. Sed iam columnae huius praeconia novimus, quam in honore Dei rutilans ingnis accendit. Qui licet divisus in partes, mutuati luminis detrimenta non novit: alitur liquantibus ceris quas in substantiam pretiosae huius lampadis apis mater eduxit. Apis ceteris, quae subiecta sunt homini animantibus antecellit. Cum sit minima corporis parvitate, ingentes animos angusto versat in pectore, viribus imbecilla sed fortis ingenio. Haec explorata temporum vice, cum canitiem pruinosa hiberna posuerint, et glaciale senium verni temporis moderata deterserint, statim prodeundi ad laborem cura succedit; dispersaque per agros, libratis paululum pinnibus, cruribus suspensis insidunt, prati ore legere flosculos; oneratis victualibus suis, ad castra remeant, ibique aliae inaestimabili arte cellulas tenaci glutino instruunt, aliae liquantia mella stipant, aliae vertunt flores in ceram, aliae ore natos fingunt, aliae collectis et foliis nectar includunt. O vere beata et mirabilis apis, cuius nec sexum masculi violant, foetus non quessant, nec filii destruunt castitatem; sicut sancta concepit virgo Maria, virgo peperit et virgo permansit. O vere beata nox, que expoliavit Aegyptos, ditavit Hebraeos; nox in qua terrenis caelestia iunguntur. Oramus te, Domine, ut cereus iste, in honore nominis tui consecratus, ad noctis huius caliginem destruendam indeficiens persevert. In odorem suavitatis acceptus, supernis luminaribus miseatur. Flammas eius Lucifer matutinus inveniat, ille inquam Lucifer qui nescit occasum; ille qui regressus ab inferis, humano generi sereno inluxit. Precamur ergo te, Domine (...)

Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Religion
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Mercredi 19 mars 2008

On a beaucoup parlé des élections municipales. Victoire de la gauche, mis à part quelques fiefs, votes sanctions contre l'UMP, etc ... Mon point de vue pourrait être faussé par la victoire de Jean-Claude Gaudin (que j'applaudis à deux mains) dans ma ville. Cependant, la lecture de tous les journaux et des statistiques, fait apparaître une victoire assez importante de la gauche sur l'ensemble du territoire français. Elle gagne en effet deux points par rapport aux précédentes élections présidentielles. Cependant, cet avance de la gauche ne signifie pas pour autant un recul de la droite qui garde les mêmes résultats que les élections précédentes. Ce qui signifie un recul des communistes.
Je proposerai ici mon point de vue sur les élections municipales. Royaliste, je ne suis pas pour autant opposé à toutes les formes de votes. Il se trouve que j'approuve les élections municipales. Je m'explique. Je suis opposé aux élections présidentielles car je jugent que les Français ne peuvent pas se rendre compte de la portée d'une politique sur un si grand territoire. Ils ressentent mal leurs effets et ne voient pas au long terme. Au contraire, sur un territoire plus restreint comme une municipalité, les citoyens sont plus au courant de la vie de la cité car elle les concerne directement. Ils sont donc à même de juger la politique d'un maire. Plus la mairie est petite plus cela est vrai.
C'est pourquoi je hurle lorsque l'on veut politiser le conflit. On ne retrouve plus le clivage droite/gauche dans les élections municipales, du moins ne doit-on pas le trouver. En effet, un maire communiste ou d'extrême droite peut être aussi bon qu'un maire UMP ou PS. La preuve étant que, malgré le recul du communisme dans les élections présidentielles, les communistes conservent plusieurs mairies de moyennes importance. Même remarque pour le FN. 
Mais on a politisé ces élections. Cette politisation est inévitable, à cause des citoyens qui ne suivent pas la politique de leur ville, ou même de leur pays. Elle réduit donc leur point de vue à choisir entre la droite et la gauche, à sanctionner ou féliciter le président en place. Cette vision occulte bien des enjeux locaux qui ont leur réponse qui varie selon les situations qui font préférer parfois la gauche, parfois la droite. Pour moi, les élections municipales ne doivent pas être un vote de parti, car la réalité local n'est pas la même que la réalité nationale, les enjeux n'étant pas la même. Ne serait-ce que du point de vue du démocrate.

Aubert de P.

Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Politique
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Samedi 15 mars 2008

Remettons les choses à leur place quand à la communion dans la main. C'est pourquoi je publie ici la lettre pastorale accompagnant l'instruction Memoriale Domini sur la façon de distribuer la communion.

Révérendissime
 
1284 – En réponse à la demande présentée par Votre Conférence Épiscopale sur la permission de distribuer la Communion en déposant l'hostie dans la main des fidèles, je suis en mesure de vous transmettre la communication suivante:
Tout en rappelant ce qui fait l'objet de l'Instruction ci-jointe, en date du 29 mai 1969, sur le maintien en vigueur de l'usage traditionnel, le Saint-père a pris en considération les motifs invoqués à l'appui de Votre demande et les résultats du vote qui est intervenu à ce sujet. Il accorde que, sur le territoire de Votre Conférence Épiscopale, chaque Évêque, selon sa prudence et sa conscience, puis­se autoriser dans son diocèse l'introduction du nouveau rite pour distribuer la Communion, à condition que soient évités toute occasion de surprise de la part des fidèles et tout danger d'irrévérence envers l'Eucharistie.
 
1285 – Pour cela, on tiendra compte des normes suivantes:
            1. La nouvelle manière de communier ne devra pas être imposée d'une manière qui exclurait l'usage traditionnel. Il importe notamment que chaque fidèle ait la possibilité de recevoir la Communion sur la langue, là où sera concédé légitimement le nouvel usage et lorsque viendront communier en même temps d'autres personnes qui recevront l'hostie dans la main. En effet, les deux manières de communier peuvent coexister sans difficulté dans la même action liturgique. Cela, pour que personne ne trouve dans le nouveau rite une cause de trouble à sa propre sen­sibilité spirituelle envers l'Eucharistie et pour que ce Sacrement, de sa nature source et cause d'unité, ne devienne pas une occasion de désaccord entre les fidèles.
 
1286 – 2. Le rite de la Communion donnée dans la main du fidèle ne doit pas être appliqué sans discrétion. En effet, puisqu'il s'agit d'une attitude humaine, elle est liée à la sensibilité et à la préparation de celui qui la prend. Il convient donc de t'in­troduire graduellement, en commençant par des groupes et des milieux qualifiés et plus préparés. Il est nécessaire surtout de faire précéder cette introduction par une catéchèse adéquate, afin que les fidèles comprennent exactement la signification du geste et accomplissent celui-ci avec le respect dû au Sacrement. Le résultat de cette catéchèse doit être d'exclure quelque apparence que ce soit de fléchissement dans la conscience de l’Église sur la foi en la présence eucharistique, et aussi quelque danger que ce soit ou simplement apparence de danger de profanation.
 
1287 – 3. La possibilité offerte au fidèle de recevoir dans la main et de porter à la bouche le pain eucharistique ne doit pas lui offrir l'occasion de le considérer comme un pain ordinaire ou une chose sacrée quelconque; elle doit, au contraire, augmenter en lui le sens de sa dignité de membre du Corps Mystique du Christ, dans lequel il est inséré par le Baptême et par la grâce de l'Eucharistie, et aussi accroître sa foi en la grande réalité du Corps et du Sang du Seigneur qu'il touche de ses mains. Son attitude de respect sera proportionnée à ce qu'il accomplit.
 
1288 – 4. Quant à la manière de faire, on pourra suivre les indications de la tradi­tion ancienne, qui mettait en relief la fonction ministérielle du prêtre et du diacre, en faisant déposer l'hostie par ceux-ci dans la main du communiant. On pourra cependant adopter aussi une manière plus simple, en laissant le fidèle prendre direc­tement l'hostie dans le vase sacré. En tout cas, le fidèle devra consommer l'hostie avant de retourner à sa place, et l'assistance du ministre sera soulignée par la for­mule habituelle « Le Corps du Christ », à laquelle le fidèle répondra: « Amen ».
 
1289 – 5. Quelle que soit la forme adoptée, qu'on fasse attention à ne pas laisser tomber ni se disperser des fragments du pain eucharistique, comme aussi à la pro­preté convenable des mains et à la bonne tenue des gestes selon les usages des divers peuples.
 
1290 – 6. Dans le cas de la Communion sous les deux espèces distribuée par intinction, il n'est jamais permis de déposer dans la main du fidèle l'hostie trempée dans le Sang du Seigneur.
 
1291 – 7. Les Évêques qui auront permis l'introduction du nouveau mode de communion sont priés d'envoyer à cette Sacrée Congrégation, d'ici six mois, un rapport sur le résultat de cette concession.
 
Je profite de l'occasion pour Vous exprimer, Révérendissime, mes senti­ments de profonde estime.
 
Benno Card. Gut, Préfet
A. Bugnini, Secrétaire
 
Par Godefroy de Bouillon - Publié dans : Religion
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